Une
étrange momie et des crânes mystérieux
Assez fréquemment d’étranges
squelettes et momies sont mis au jour dans le monde.
C’est le cas pour cette momie exposée
au Museum d’Histoire Naturelle d’Uberaba
au Brésil.
|
Les administrateurs du Musée ne connaissent pas la provenance
de cette momie. Cette dernière dormait depuis longtemps dans
les caves du musée. Comme vous pouvez le voir sur les photos, le squelette présente
une tête particulièrement difforme. De plus, les pieds possèdent six doigts.
Face au peu d’éléments dont nous disposons, nous ne pouvons faire que des hypothèses sur « l’identité » de cet être.
Bien sûr, face à ce squelette plutôt déconcertant, certains ont immédiatement pensé à un extraterrestre. Personnellement, je pencherais plutôt pour un cas d’enfant atteint d’hydrocéphalie.
Cette pathologie se caractérise par un épanchement de liquide céphalo-rachidien dans les ventricules cérébraux (ce sont des cavités situées dans le cerveau), qui se dilatent. La pression intra-crânienne augmente, ce qui fait que les sutures encore membraneuses s'élargissent, entraînant un retard et un trouble de l'ossification.
Le fait que des squelettes, présentant ce type de malformation, aient été découverts dans le monde entier plaide en faveur d’une maladie du type de l’hydrocéphalie. Cette terrible maladie est toujours d’actualité et des enfants, de nos jours, naissent avec ce genre de malformation. L'hydrocéphalie touche environ 1 à 4 enfants sur 1000.
Là encore, à travers le monde entier, les archéologues
retrouvent assez fréquemment des crânes en forme d’œufs. Le crâne remonte au III ou IVe siècle de notre ère. © Musée d’études régionales de Piatigorsk Ces crânes, du moins pour la plupart, ont été
déformés volontairement. Des cordes ou des tissus
étaient noués autour de la tête des enfants
dès leur plus jeune âge.
Crâne avec une déformation de type toulousaine En Amérique du sud, les déformations étaient
le plus souvent provoquées par des berceaux transformés
en appareil déformant ou des planchettes. Des crânes déformés ont été retrouvés
également en Europe, notamment en Norvège et en France. Les crânes allongés présentent souvent un petit
trou au sommet. Les bords de l’orifice sont lisses ce qui
laissent penser que le trou n’est pas naturel. La mode des crânes allongés remonte à au moins
20 000 ans. Les Egyptiens semblaient également influencés
par cette mode. La religion n’est certainement pas étrangère à cette mode.
Statuette d'une fille d'Akhénaton. © Daubert Le point le plus étrange dans ce dossier n’est pas
tant la déformation des crânes mais plutôt que
cette mode se soit propagée sur l’ensemble de la planète. Autant de questions qui restent à ce jour sans réponse.
Des crânes plutôt étranges ont été
rapportés par Robert Connolly lors de différentes
expéditions en Amérique du Sud et au Mexique. Ces photos ont également été diffusées sur le site de CompuServe. © Robert Connolly Je ne m’aventurais pas à faire la moindre hypothèse
dans la mesure où les données recueillies sur ces
crânes sont très incomplètes. De ce fait, je me contenterais de vous présenter une synthèse des théories du découvreur des crânes. D’après Robert Connolly, il y a quatre groupes différents auxquels il a donné des noms :
D’après lui, la tête en forme de cône ne se rapporte pas à un cas de tête bandée artificiellement. En effet, la capacité cérébrale de ces crânes serait différente de celle d’un homme normal. Tous les crânes appartiendraient donc à des espèces différentes de celle du genre Homo.
© Robert Connolly Le type « J » présente des orbites oculaires
environ 15% plus grandes que celle d’un homme normal.
© Robert Connolly Notre capacité cérébrale est actuellement
de 1100 cm3. Le type « M » est lui un crâne incomplet qui
présente une voûte crânienne particulièrement
grande. R.Connolly dénonce la théorie des déformations ou des cas pathologiques. Cependant, en l’absence de plus de précisions et d’autres découvertes, il est difficile d’adhérer pleinement à sa théorie d’espèces distinctes et totalement différentes de celles du genre Homo. V.Battaglia (11.12.2005)
|









