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Cow-boy

L'homme monté le plus connu est et restera toujours le cow-boy d'Amérique. Il semblerait que les cavaliers du Pony Express, les cow-boys du cinéma et des légendes aient beaucoup contribué dans l'histoire américaine. La réalité est différente : l'âge d'or des vrais cow-boys n'a duré que 25 ans. Cette période se situe entre la fin de la guerre civile en 1865 et l'achèvement du tracé ferroviaire au Texas en 1890.

Origines du cow-boy

Le cow-boy est un vacher c'est-à-dire un gardien des troupeaux de bovins dans les ranchs.

Les prédécesseurs des cow-boys américains sont plus anciens qu'on ne l'imagine, étant donné que le métier des cow-boys est né dans les ranchs espagnols et portugais du Moyen Age.

Diligence

Diligence au 19e siècle. Library of Congress

Au 16ème siècle, Cortès et ses conquistadors ont importé la profession au Mexique, avant que le phénomène ne se répande dans les états du sud-ouest de l'Amérique. Le langage, les équipements et les vêtements des cow-boys d'aujourd'hui, ne cachent par ailleurs pas leurs origines. La selle western, profonde et confortable, n'a presque pas changé depuis l'époque des conquistadors.

Indiens d'Amérique

Défilé d'Indiens à Seattle en 1902. By Seattle Municipal Archives

Dans l'histoire du cow-boy, le seul élément d'origine américaine est le célèbre Quarter Horse. Pour garder le bétail, les cow-boys avaient besoin d'un cheval rapide, courageux et en bonne condition physique.

Chevaux de la conquète de l'Ouest

La grande épopée des pionniers est loin d’être aussi idyllique que ce que le cinéma nous décrit.
Les pionniers ont dû effectuer un voyage de 4 000 km à 5 000 km à travers les Grandes Plaines et les Rocheuses.
Environ 10% des 350 000 pionniers ne sont jamais arrivés dans l’Oregon. L'Ouest américain comprennait les 24 Etats situés à l'ouest du Mississippi soit un territoire gigantesque.

Pionnier americain

Des pionniers dans l'Oklahoma en 1893. Library of Congress

La ruée vers l'Ouest s'est déroulée entre 1845 et 1870 environ. Il est vrai, comme on le voit dans les westerns, que les pionniers voyageaient avec des chariots bâchés.

Par contre, ces chariots n'étaient pas tractés par des chevaux mais par des boeufs. Le voyage durait 6 à 8 mois dans des conditions climatiques très difficiles. Les animaux ne pouvaient se nourrir que d'herbe. A cause du problème de nourriture, le cheval était exclu.

Certains pionniers achetaient des chevaux mais ces derniers ne tractaient rien.

Le style western

Le style western est une monte spéciale qui connaît de plus en plus de succès. C'est ainsi que montaient les cow-boys américains en gardant leurs troupeaux. Le style western est étroitement apparenté à la course d'endurance et au rodéo qui est très populaire en Amérique et en Australie.

Cow-boy

Cavalier au 19e siècle. Library of Congress

Le style western se distingue du style européen sur plusieurs points:

La selle a une toute autre apparence et a été spécialement conçue pour accroître le confort du meneur de troupeaux qui était obligé de passer des journées entières en selle, mais aussi pour faciliter le travail proprement dit. La selle prévoit par exemple un pommeau surélevé permettant de suspendre le lasso nécessaire pour attraper le bétail.
Le siège de la selle a été développé de telle sorte qu'elle amortit les mouvements du cavalier, ce qui rend le trot beaucoup plus confortable.

Cow-boys

Cow-boys en Arizona à la fin du 19e siècle. Library of Congress

Le cavalier a les mains plus en hauteur et il ne mène le cheval qu'avec une main pour se servir de l'autre pour tenir son lasso. C'est pourquoi, une pression légère et une bride avec un mors à branches longues ou sans mors suffisent pour diriger le cheval.

Les étriers sont plus longs de sorte que le cavalier puisse étirer ses jambes et s'asseoir au fond de la selle.
On apprend finalement au cheval à être mené par l'encolure. En clair, cela signifie qu'il réagit immédiatement à la pression de la base de l'encolure.

Cow-girl

Cow-girl au début du 20e siècle. Library of Congress

Pour prendre un virage à droite, le cavalier pose ses mains à droite ce qui entraîne une pression sur la rêne gauche contre l'encolure du cheval. Cette technique inhabituelle a été développée pour que les cow-boys puissent mener leur monture d'une seule main.

Mustang

Le mustang descend des chevaux espagnols importés par les conquistadors en Amérique il y a 1 400 ans. Dans les années 1 500, les colonisateurs espagnols se sont installés plus au nord de l'Amérique et y ont emmené leurs chevaux. Quelques chevaux se sont évadés et se sont reproduits à l'état sauvage pendant quelques siècles.

Mustang

Mustangs à l'état sauvage dans le Nevada. By RickC

En 1834, 15 000 mustangs ont été aperçus près d'un camp indien. En vivant dans un milieu naturel rude, le mustang est devenu un cheval dur et indépendant. C'est pourquoi, il est une excellente monture de cow-boy. Certains ont même été élevés pour tirer les diligences.

Le mot mustang est dérivé du mot espagnol " mestena ", ce qui signifie " cheval sans propriétaire ".

Mustangs

Le mustang est protégé aux Etats-Unis. By J.harwood

Vers 1 800, on a découvert un troupeau de mustangs de 20.000 têtes, dans la vallée San Joaquin en Californie.

Appaloosa

L'appaloosa descend des chevaux espagnols importés en Amérique par les Espagnols, au début des années 1 500. Les taches des chevaux espagnols proviennent du Barbe.

Appaloosa

Appaloosa. By Gilliamhome

L'appaloosa descend du cheval des Indiens " Nez Percé " qui vivaient près de la rivière Palouse, en Oregon, et à Washington.

Les Indiens Nez Percé qui ont été charmés par la robe particulière de l'appaloosa l'ont élevé dans les canyons près de la rivière Palouse. Ces canyons se sont avérés être des endroits idéaux pour isoler des chevaux pour l'accouplement.

Appaloosa

Appaloosa. By meike_g

Ces Indiens attachaient beaucoup d'importance aux qualités de leurs chevaux. Chaque étalon qui n'avait pas les qualités requises, était castré. Cette mesure, ainsi que l'élevage sélectif a permis d'améliorer cette race.

L'appaloosa a souvent été utilisé pour des numéros de cirque en raison de sa robe aux dessins particuliers.
Buffalo Bill (pseudonyme de William Cody) était un cavalier militaire, chasseur de buffles et homme de théâtre. Dans ses shows, sa monture préférée était un cheval tacheté appelé Sultan ou Van.

Buffalo Bil

Buffalo Bill et le Général Nelson A.Miles en 1891. Library of Congress

En 1889, Rose Bonnier, l'artiste peintre française, avait peint Buffalo Bill sur son cheval Sultan lorsque celui-ci est venu en France pour sa tournée théâtrale. C'est une des raisons pour laquelle l'appaloosa est populaire en Europe.

Des chevaux toxicomanes

En principe, les chevaux ne mangent pas d'aliments qui peuvent les rendre malades à part certaines plantes qu'ils aiment. Le millepertuis ou les cyprès, par exemple, sont toxiques. Cela n'empêche pas certains chevaux d'en brouter le long des routes.

Les feuilles d'If sont mortelles pour un cheval.

Cheval qui transporte des boissons

Cheval qui transporte des boissons. Tennessee 1937. Library of Congress

Dans le Sud-Ouest des Etats-Unis, on rencontre beaucoup de chevaux toxicomanes. Ils sont devenus dépendants d'une variété particulière de plantes connues sous le terme générale d'"herbe coco". Il s'agit en fait de l'Astragalus et de l'Oxytropie. Ces plantes, au goût délicieux, contiennent un alcaloïde naturel.

Un cheval ainsi drogué se jettera aveuglément contre une barrière de barbelés ou attaquera furieusement un serpent ou tout autre ennemi imaginaire.

Sitting Bull et William F. Cody

Sitting Bull et William F. Cody alias Buffalo Bill. By cooling

Cette plante créé l'accoutumance et les chevaux deviennent "accros" au point que certains refusent de manger autre chose.

V. Battaglia (10.01.2010)

Pony Express . Rodéo

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