Couleuvre rayée ou serpent jarretière Appelée communément serpent jarretière en France, la couleuvre rayée ou couleuvre rayée de l’Est (Thamnophis sirtalis) est le serpent le plus répandu d’Amérique du Nord, du Canada au nord du Mexique. Il existe 13 sous-espèces de serpents jarretières. |
Le serpent jarretière commun (Thamnophis sirtalis sirtalis) mesure de 46 à 137 centimètres environ pour une moyenne de moins d’un mètre.
Thamnophis sirtalis sirtalis. By Janet Powell La langue est rouge. Les écailles sont carénées et l’unique plaque cloacale distingue cette couleuvre des serpents aquatiques. Les mâles sont généralement plus petits que les femelles. Ce sont des serpents actifs le jour. Afin de conserver une bonne température interne, entre 28° et 32°, ils se chauffent au soleil la journée.
Thamnophis sirtalis parietalis. By ap. L’hiver, ils hibernent si la température est trop froide. Solitaire une partie de l’année, cette couleuvre rejoint ses congénères pour l’hibernation. Certains individus peuvent parcourir d’assez longues distances pour rejoindre ces sites d’hibernation.
Thamnophis sirtalis sirtalis. By Pverdonk Les serpents se rassemblent alors en grand nombre. Enroulés les uns sur les autres, ils peuvent ainsi réduire la perte de chaleur et maintenir une température minimum pour leur survie.
L’aire de distribution de ce serpent est assez vaste. On le trouve depuis le sud du Canada au golfe du Mexique et à l’ouest jusqu’en Californie. Il est absent des régions désertiques du sud-ouest de l’Amérique du Nord. Au Québec, on trouve notamment Thamnophis s. sirtalis et T.s.pallidula.
By Hadley Net Ces serpents sont capables de survivre à des conditions environnementales difficiles, voire extrêmes. Ils font partie des rares serpents capables de vivre sous des latitudes froides. Il s’adapte à de nombreux environnements sauf aux déserts. Il apprécie les forêts, les zones marécageuses et les bords de rivières.
Le serpent jarretière ne s’écarte guère des cours d’eau qui sont une de ses principales sources de nourriture. Son menu est varié. Il capture de petits poissons dans les cours d’eau, des amphibiens, des têtards. A terre, il chasse les vers de terre, les insectes et les petits rongeurs.
By Bsmith4815 Il semble immunisé contre les sécrétions toxiques émises par la peau des batraciens. Ces serpents sont eux-mêmes la proie de nombreux prédateurs.
L’accouplement commence au printemps dès la sortie d’hibernation. Les mâles dégagent des phéromones qui attirent les femelles.
Thamnophis sirtalis parietalis. By ap. La femelle est ovovivipare. Dans le cas de l’ovoviviparité, les oeufs sont maintenus à l’intérieur du corps de la mère jusqu’à l’éclosion.
Thamnophis sirtalis concinnus . By Infinite Wilderness Par contre, ce mode de reproduction comporte des inconvénients. La femelle se déplace plus lentement et doit se préoccuper de sa thermorégulation. Elle devient plus vulnérable aux prédateurs. Le mâle atteint sa maturité sexuelle vers 1 an ½ et la femelle vers 2 ans. Une femelle peut mettre bas jusqu’à 85 jeunes mais la moyenne se situe plutôt à 40. De plus, le taux de mortalité est très important dans la première année d’existence.
By Jerean Dreagan Dès leur naissance, les serpenteaux doivent se débrouiller seuls pour survivre. Leur espérance de vie, en liberté, est d’environ de 2 à 4 ans. En captivité, ils peuvent vivre bien plus longtemps, entre 6 et 10 ans. Le record en captivité est de 20 ans. Cette sous-espèce d’environ 60 cm ne vit qu’aux Etats-Unis et au Canada. Elle se reconnaît à sa livrée foncée, noire ou marron, ornée d’une ligne dorsale claire et de deux raies longitudinales le long des flancs. Celles-ci sont séparées par des barres rouges caractéristiques.
Thamnophis sirtalis parietalis. By Redgum Au printemps, ces serpents forment de véritables boules où jusqu’à 30 mâles tentent de copuler avec une seule femelle.
Vis-à-vis de l’homme, ils sont inoffensifs. En captivité, ces serpents ont la réputation d’être dociles.
Thamnophis sirtalis parietalis. By Benketaro Bien qu’inoffensifs, ces serpents sont souvent persécutés. La destruction de leur habitat et la pollution des cours d’eau a provoqué le déclin des populations. Par exemple, le serpent jarretière de San Francisco (Thamnophis sirtalis tetrataenia) est en grand danger d’extinction.
V.B (14.11.2007)
Règne : Animalia
Serpents, Nigel Marvin et Rob Harvey, éditions Solar 2001 Les photos sont sous licence creative commons et proviennent du site Flickr |









