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La coccinelle

Très gourmande de pucerons, la coccinelle est un insecte populaire qui rend de précieux services aux agriculteurs.

Tout le monde connaît la coccinelle, la bête à bon Dieu, comme on la nomme familièrement tant cet insecte est utile.
Il existe environ 5 000 espèces de coccinelles. On les trouve dans le monde entier. Une centaine d’entre elles vivent en France et en Europe.

 

Portrait de la coccinelle

La plupart des coccinelles sont de petite taille, de 0,1 mm à 1,5 cm. De forme arrondie et aux pattes courtes, elles sont marquées de taches ou de points noirs.
Les espèces sont souvent nommées d’après leur nombre de points.

On trouve ainsi des coccinelles à 2, 5, 7, 10, 14, 22 et même 24 points.

On pense que leurs couleurs vives, très visibles dans la nature, servent à avertir les oiseaux que les coccinelles ne sont pas comestibles. En effet, ceux-ci seraient prévenus que la coccinelle peut exsuder de l’articulation de ses pattes un liquide fétide.

Beaucoup d’espèces de coccinelles hivernent collectivement en pleine nature ou dans les habitations, et elles émergent pour pondre au printemps.

Il ne faut pas se fier à l’apparence sympathique de cet insecte. Dans leur monde miniature, les coccinelles et leurs larves sont de véritables ogres.
Elles font une grande consommation de pucerons et de cochenilles, insectes qui s’attaquent aux cultures.
Leur appétit est sans limites.

Une coccinelle adulte mange de 50 60 pucerons par jour. Elles rendent donc de précieux services aux jardiniers.

On élève même certaines d’entre elles pour les relâcher au moment propice sur les végétaux attaqués par les insectes nuisibles.
Ainsi, on lutte efficacement contre les cochenilles de l’oranger.

La reproduction de la coccinelle

Chez les insectes à métamorphoses complètes, comme chez la coccinelle, les larves ont un aspect différent de celui des adultes.
Les larves mangent sans arrêt et muent plusieurs fois avant la dernière mue larvaire. Puis, elles cessent de s’alimenter et cherchent un site convenable pour se nymphoser.

Chez la nymphe, le tissu larvaire se réorganise pour donner un adulte.

Accouplement : Le mâle de la coccinelle monte sur la femelle lors de l’accouplement. Le sperme peut être transféré très vite, mais, en restant longtemps, le mâle est certain que d’autres ne se sont pas accouplés avec cette femelle.

Eclosion de la larve : Les œufs sont pondus en petits paquets sur les feuilles des plantes. Après une semaine environ, les larves néonates éclosent.

Dernier stade larvaire : La larve possède des épines et des verrues sur le corps ainsi que des pattes robustes. Une seule larve de coccinelle peut dévorer des centaines de pucerons durant son stade larvaire.

Nymphose : Au bout de quatre semaines environ, la larve mature se nymphose. Elle se fixe au verso d’une feuille et reste immobile.

Naissance de l’adulte : Au bout d’une semaine environ, la nymphose est achevée. La cuticule se fend et l’adulte mou et pâle émerge.

Les couleurs vivent et les points noirs apparaîtront au bout de deux jours.

Zoom sur la coccinelle à sept point (Coccinella septempunctata)

Cette coccinelle est très commune en Europe. Au printemps, elle pond de petits œufs jaunâtres qu’elle dépose en grappes parmi les pucerons des rosiers ou d’autres plantes.
Les larves éclosent quelques jours plus tard. D’abord noires, elles deviennent grises avec des taches jaunes ou rougeâtres.

Après une chasse active aux pucerons, les larves se fixent sous des feuilles et se transforment en nymphes.
L’adulte éclôt une semaine plus tard.

La coccinelle à sept points exsude un liquide à l’articulation de ses pattes pour repousser les prédateurs.

Classification

Ordre des Coléoptères
Famille des Coccinellidés
Nombre d’espèces : 5 000 environ

V.B (3.01.2006)

Bibliographie principale

Insectes, araignées et autres arthropodes terrestres, G. McGavin, Editions Bordas

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