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Le clonage d’animaux
Le clonage a déjà été largement testé
et d’ailleurs avec succès sur des animaux domestiques
tels que des moutons, des chats, des lapins ou des chevaux.
En août 2000, Des chercheurs américains ont réussi
à cloner une vache adulte. Millie pesait 28 kilos à
la naissance. La grossesse de la mère porteuse, une vache
de la race de boucherie Angus, s'est déroulée sans
encombre. Mais Millie est seule d'un groupe de 95 embryons clonés
à s'être rendu à terme.

Millie
En 1996, une brebis surnommée Dolly était née
au 277e essai.
Il s’agit là d’espèces toujours en vie
et pourtant, on constate le nombre infime de réussite sur
tous les essais effectués pour que le projet arrive à
terme.
Pour comprendre la difficulté d’une telle technique,
il faut en connaître les mécanismes.

Dolly la brebis clonée
Comment cloner une espèce
Pour pouvoir cloner une espèce, il faut disposer de son
patrimoine génétique. Ce dernier doit être parfaitement
conservé. Aussitôt qu’un individu meurt, la décomposition
entraîne dans les jours voire les heures qui suivent une déterioration
de ce patrimoine. Imaginez l’état de ce patrimoine
chez un animal mort depuis 10 000 ans.
Pourquoi le mammouth ?
Cet animal est le seul a avoir été aussi bien conservé
dans la glace. Le froid sibérien a permis de ralentir le
processus de dégradation de l’ADN mais pas de le stopper
car avant que l’animal soit congelé, il a pu se passer
des jours ou des semaines. Ce laps de temps est largement suffisant
pour que le patrimoine génétique ne soit plus utilisable.
Nous ne disposons actuellement que d’un millionième
de l’identité génétique du mammouth soit
pratiquement rien.
Sans cellule, pas de clonage fiable
Il faudrait trouver une cellule vivante de mammouth car sans elle
le clonage est impossible, du moins par rapport aux connaissances
actuelles.
Jusqu’à ce jour, seuls quelques fragments d’ADN
ont pu être extraits. Cela a d’ailleurs permis d’attester
de la parenté entre les mammouths et les éléphants
d’Afrique.
Même si on trouvait une cellule vivante, le clonage resterait
très aléatoire. En effet, il faudrait espérer
que l’embryon se développe normalement avant d’être
transplanté dans l’utérus d’une éléphante.
Pour que toute l’opération soit menée à
terme, il faudrait pouvoir effectuer des centaines d’essais
donc disposer d’autant de cellules.
Comme vous pouvez le constater, le clonage d’espèces
disparues révèle plus de la science-fiction que de
la réalité. Mais pour combien de temps ?

La pouliche Prometea clonée
en 2003
Les excès envisageables
Il ne s’agit nullement d’être alarmiste mais
quand on connaît l’avidité de la nature humaine,
on ne peut que s’interroger.
Alors même, qu’actuellement le clonage reste confiné
dans des laboratoires, certains n’hésitent pas à
en faire un commerce.
Pour exemple, cette société américaine qui
offre un service de congélation d'ADN de chats et de chiens.
Bientôt, promet-elle, on pourra s'en servir pour cloner des
compagnons disparus.
Quoi de plus méprisable que de profiter de la douleur humaine
pour encaisser des billets verts.
Pas besoin d’être visionnaire pour prévoir que
le clonage humain pourra faire l’objet de trafics similaires
dans des pays peu regardants sur le respect des droits de l’homme.
V.B (04.2004)
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