Portrait de Cladoselache
Grâce
à une excellente fossilisation, les contours
charnus du corps de ce requin primitif ont été
conservés dans la roche.
On peut même y voir des traces de sa peau,
de ses muscles et de ses intestins. Au Dévonien
supérieur, l’Ohio était recouvert
d’une mer.
Les prédateurs comme Cladoselache pouvaient
y chasser les poissons, les calmars et les crustacés.
Cladoselache
possédait un corps élancé
manifestement adapté au mouvement rapide.
Ses
larges palettes natatoires, à l’avant,
lui servaient sans doute à gouverner et
à maintenir sa position tandis qu’il
nageait.
On retrouve donc là les caractéristiques
des requins modernes.

Illustration ©
D.Finnin
On
trouve 5 à 7 branchies à l’arrière
de sa mâchoire dentée.
Sa nageoire caudale de grande dimension était
portée par une queue charnue tournée
vers le haut.
Son museau était court et arrondi et sa
bouche située sur le devant de la tête,
et non sur le dessous comme les requins actuels.
La
morphologie de cet ancien requin de 400 millions
d’années est presque identique à
celle d’un requin actuel comme le grand
requin blanc mais en plus petit.
La taille de Cladoselache est estimée à
environ 2 mètres de long. Par contre, sa
mâchoire supérieure était
attachée à la boîte crânienne
à l’avant et à l’arrière,
et pas seulement à l’arrière.
Donc, contrairement aux requins actuels, Cladoselache
ne pouvait pas ouvrir démesurément
la bouche.

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de l'auteur
Les
principales différences tiennent également
au fait que les requins actuels ont un museau
pointu, un grand aileron dorsal, une queue dont
le lobe supérieur est beaucoup plus allongé
que l’inférieur, et une nageoire
supplémentaire, la nageoire anale.
Comme
de nombreux anciens requins, Cladoselache possède
une épine à l’avant de chaque
nageoire dorsale.
Ces épines en dentine étaient sans
doute recouvertes de peau du vivant de l’animal.
L’autre
trait caractéristique de Cladoselache est
qu’il est dépourvu d’écailles
sur le corps. Les seules écailles étaient
concentrées autour des yeux et à
la base des nageoires.
C’était
manifestement un prédateur redoutable si
l’on en juge à ses mâchoires
pourvues de dents acérées, chacune
possédant une longue cuspide centrale.
V.B
(02.12.2006)
Références bibliographiques
Le
livre de la vie de Stephen Jay Gould, éditions
Seuil. Dinosaures et autres animaux de la préhistoire,
éditions Könemann. La fabuleuse histoire
de la Terre, sélection du Reader’s
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