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Le chien de prairie

Malgré son nom, le chien de prairie n’a rien d’un chien. Il appartient en réalité à la grande famille des écureuils et plus particulièrement aux écureuils terrestres.
Ce sont les premiers colons, partis à la conquête du Nouveau Monde au XVIe siècle, qui ont confondu son cri d’alarme avec un aboiement.
Le chien de prairie est donc un rongeur qui depuis quelques années s’est ajouté à la liste des nouveaux animaux de compagnie (NAC).

 

 

 

L’écureuil terrestre Spermophilis

L’écureuil fait partie d’un vaste groupe de rongeurs, les sciuromorphes, dont il partage l’apparence.
Sa famille, celles des sciuridés, compte près de 300 espèces réparties en une cinquantaine de genres différents :

  • Ecureuils terrestres
  • Ecureuils arboricoles
  • Ecureuils volants

Les écureuils terrestres sont répartis en 10 genres et environ 100 espèces dont :

  • La marmotte du genre Marmota
  • Le tamia du genre Eutamias
  • Le chien de prairie du genre Cynomis

Même si certaines espèces grimpent aux arbres, ces animaux sont pour la plupart fouisseurs et terrestres.

Il existe cinq espèces de chiens de prairie toutes nord-américaines:

  • Chien de prairie à queue noire (Cynomys ludovicianus )
  • Chien de prairie du Mexique (Cynomys mexicanus )
  • Chien de prairie De Gunnison (Cynomys gunnisoni )
  • Chien de prairie à queue blanche (Cynomys leucurus )
  • Chien de prairie de l'Utah (Cynomys parvidens)

L'espèce la plus commune est le chien de prairie à queue noire.

Caractéristiques du chien de prairie

Les différentes espèces ont un mode de vie très semblable. Le chien de prairie est diurne. Il est essentiellement herbivore mais se nourrit aussi d’insectes comme les sauterelles.

En liberté, le chien de prairie pèse un peu plus d’un kilo, le mâle étant plus gros que la femelle. En captivité, il a tendance à l’obésité et peut atteindre plus de 2 kilos.

Les chiens de prairie disposent d’une étonnante variété de signaux, d’une douzaine de vocalisations et de caresses, qui leur permettent d’échanger des informations avec les autres membres de la communauté.

Les prédateurs principaux des chiens de prairie sont les faucons, les aigles, les serpents et les coyotes.
Le putois est particulièrement redoutable car il attaque dans le terrier même et tue ses occupants pour s’y installer.

Les chiens de prairie hibernent à partir d’octobre ou novembre jusqu’à fin mars.

Les labyrinthes : de véritables cités

Le trait caractéristique des chiens de prairie est leur mode de vie. Sur les hauts plateaux des montagnes Rocheuses, ces petits rongeurs vivent en colonies géantes de plusieurs centaines d’individus.
Véritable labyrinthe de galeries, ces « villes » souterraines abritent plusieurs clans d’une dizaine de membres.
Chaque clan est très territorial et chasse sans pitié tout intrus, y compris leurs congénères.

Chiens de prairie à queue noire en train de faire le guet

D’un puits central, part une série de couloirs qui s’étendent sur 3 à 30 mètres de long et jusqu’à environ 4 mètres de profondeur.
Ces galeries conduisent aux chambres d’habitation et de stockage. Toutes sont reliées par des boyaux.

De nombreux trous, espacés de 5 à 6 mètres, permettent aux chiens de prairie de se mettre à l’abri en cas d’alerte.
Ces orifices sont bordés d’un petit remblai de terre durcie à coups de museau, qui sert de poste d’observation et protège les nids des inondations.

Un clan ou « coterie » rassemble un mâle, trois ou quatre femelles, et leurs petits.

Un peu comme les suricates, le guetteur, tendu comme un arc, lance un yip strident en cas de danger.

A l’entrée des terriers, les chiens de prairie s’embrassent ; en réalité, ils se touchent les dents pour se reconnaître.

Reproduction du chien de prairie

Au printemps, les mâles s’affrontent pour la possession d’un harem. Ils se fixent du regard, entrechoquent leurs dents. Puis, ils plaquent leur queue sur le sol avant de se bondir dessus, toutes griffes dehors.
Le combat, qui dure moins de 30 minutes, est parfois sanglant.

La période d’accouplement, la gestation et l’importance des portées varient selon les espèces. A titre d’exemple :

  • Chien de prairie de Gunnison : accouplement fin mars. Gestation de 28 à 32 jours. Une portée annuelle de 3 à 4 petits
  • Chien de prairie à queue noire : accouplement de janvier à mars ; gestation de 30 à 35 jours ; une portée annuelle de 3 à 10 maximum

Deux jeunes chiens de prairie à queue noire en train de jouer

Les petits naissent aveugles et nus. Ils restent dans le terrier pendant un mois. Le sevrage intervient vers 6 semaines.

Les chiens de prairie ont une espérance de vie de 5 à 10 ans.

Le chien de prairie en danger

En 1900, environ cinq milliards de chiens de prairie vivaient du Mexique au Canada. En un siècle, leur population a chuté de 98%.
Ils sont victimes du fusil des éleveurs qui les accusent de ravager leurs terres, des bulldozers qui détruisent leurs cités ou encore des empoisonnements à la strychnine.

Le chien de prairie à queue noire, qui reste le plus répandu, occupait autrefois les grandes prairies d'Amérique du Nord depuis le Saskatchewan jusqu'au Mexique, mais, de nos jours, il vit en groupe sur des territoires plus isolés et plus limités.

Le chien de prairie : un NAC sous haute surveillance

Le public s’est pris d’un certain engouement pour ce petit rongeur. Cependant, en France, Le chien de prairie est interdit à l'importation depuis octobre 2000. Cette décision a été motivée par le fait que la peste bubonique sévit parmi les chiens de prairie américains

La détention de chien de prairie n'est plus possible depuis le mois de mai 2005. Ceux qui ont été achetés antérieurement peuvent rester chez leurs propriétaires dans la mesure où vous en avez moins de 5, que vous les fassiez identifier par puce électronique et que surtout, vous ne les vendiez pas ou alors à des personnes détentrices d'un certificat de capacité spécifique, délivré par la direction des services vétérinaires.

Chien de prairie de Gunnison

Cynomys mexicanus est classé en annexe 1 de la CITES.

Le chien de prairie est un animal sociable, mais il est fortement conseillé de stériliser les mâles avant la puberté car ils peuvent développer un comportement agressif et dangereux pour les propriétaires. En effet, les morsures peuvent être très douloureuses.
On retrouve là l’instinct développé en milieu naturel : territorialité et combat pour la possession des femelles.

Toute manipulation doit faire l’objet des plus grandes précautions. Si l’animal se sent stessé, il n’hésitera pas à mordre ou à griffer.

Le problème de la détention en captivité de cet animal est que très peu de gens peuvent reconstituer son environnement naturel.
Pour cela, il faut un grand terrain entouré d’un grillage profondément enterré. Il faut également y mettre des tunnels en terre cuite et de nombreux abris.
De plus, ce n’est pas un animal solitaire ce qui signifie qu’il faut prévoir un mâle pour 2 à 4 femelles.
En cage, ce rongeur ne sera jamais heureux, même avec les meilleurs soins.

Son régime alimentaire est herbivore, à base de foin, de granulés pour lapin, de mélange de graines. On pourra ajouter de temps en temps quelques croquettes pour chien, du pain sec ou des fruits frais.

Les affections les plus fréquemment rencontrées concernent la peau (parasites externes et teigne notamment), le tube digestif (diarrhées) et les dents.

Classification

Classe: Mammifères (Mammalia)
Ordre: Rongeurs (Rodentia)
Sous-ordre: Sciuromorphes (Sciuromorpha)
Famille: Sciuridés (Sciuridae)
Genre: Cynomys

V.B (12.10.2005)

Le chien de prairie

Malgré son nom, le chien de prairie n’a rien d’un chien. Il appartient en réalité à la grande famille des écureuils et plus particulièrement aux écureuils terrestres.
Ce sont les premiers colons, partis à la conquête du Nouveau Monde au XVIe siècle, qui ont confondu son cri d’alarme avec un aboiement.
Le chien de prairie est donc un rongeur qui depuis quelques années s’est ajouté à la liste des nouveaux animaux de compagnie (NAC).

L’écureuil terrestre Spermophilis

L’écureuil fait partie d’un vaste groupe de rongeurs, les sciuromorphes, dont il partage l’apparence.
Sa famille, celles des sciuridés, compte près de 300 espèces réparties en une cinquantaine de genres différents :

  • Ecureuils terrestres
  • Ecureuils arboricoles
  • Ecureuils volants

Les écureuils terrestres sont répartis en 10 genres et environ 100 espèces dont :

  • La marmotte du genre Marmota
  • Le tamia du genre Eutamias
  • Le chien de prairie du genre Cynomis

Même si certaines espèces grimpent aux arbres, ces animaux sont pour la plupart fouisseurs et terrestres.

Il existe cinq espèces de chiens de prairie toutes nord-américaines:

  • Chien de prairie à queue noire (Cynomys ludovicianus )
  • Chien de prairie du Mexique (Cynomys mexicanus )
  • Chien de prairie De Gunnison (Cynomys gunnisoni )
  • Chien de prairie à queue blanche (Cynomys leucurus )
  • Chien de prairie de l'Utah (Cynomys parvidens)

L'espèce la plus commune est le chien de prairie à queue noire.

Caractéristiques du chien de prairie

Les différentes espèces ont un mode de vie très semblable. Le chien de prairie est diurne. Il est essentiellement herbivore mais se nourrit aussi d’insectes comme les sauterelles.

En liberté, le chien de prairie pèse un peu plus d’un kilo, le mâle étant plus gros que la femelle. En captivité, il a tendance à l’obésité et peut atteindre plus de 2 kilos.

Les chiens de prairie disposent d’une étonnante variété de signaux, d’une douzaine de vocalisations et de caresses, qui leur permettent d’échanger des informations avec les autres membres de la communauté.

Les prédateurs principaux des chiens de prairie sont les faucons, les aigles, les serpents et les coyotes.
Le putois est particulièrement redoutable car il attaque dans le terrier même et tue ses occupants pour s’y installer.

Selon les espèces, les chiens de prairie hibernent à partir d’octobre ou novembre jusqu’à fin mars, sauf le chien de prairie à queue noire qui n'hiberne pas.

Les labyrinthes : de véritables cités

Le trait caractéristique des chiens de prairie est leur mode de vie. Sur les hauts plateaux des montagnes Rocheuses, ces petits rongeurs vivent en colonies géantes de plusieurs centaines d’individus.
Véritable labyrinthe de galeries, ces « villes » souterraines abritent plusieurs clans d’une dizaine de membres.
Chaque clan est très territorial et chasse sans pitié tout intrus, y compris leurs congénères.

Chiens de prairie à queue noire en train de faire le guet

D’un puits central, part une série de couloirs qui s’étendent sur 3 à 30 mètres de long et jusqu’à environ 4 mètres de profondeur.
Ces galeries conduisent aux chambres d’habitation et de stockage. Toutes sont reliées par des boyaux.

De nombreux trous, espacés de 5 à 6 mètres, permettent aux chiens de prairie de se mettre à l’abri en cas d’alerte.
Ces orifices sont bordés d’un petit remblai de terre durcie à coups de museau, qui sert de poste d’observation et protège les nids des inondations.

Un clan ou « coterie » rassemble un mâle, trois ou quatre femelles, et leurs petits.

Un peu comme les suricates, le guetteur, tendu comme un arc, lance un yip strident en cas de danger.

A l’entrée des terriers, les chiens de prairie s’embrassent ; en réalité, ils se touchent les dents pour se reconnaître.

Reproduction du chien de prairie

Au printemps, les mâles s’affrontent pour la possession d’un harem. Ils se fixent du regard, entrechoquent leurs dents. Puis, ils plaquent leur queue sur le sol avant de se bondir dessus, toutes griffes dehors.
Le combat, qui dure moins de 30 minutes, est parfois sanglant.

La période d’accouplement, la gestation et l’importance des portées varient selon les espèces. A titre d’exemple :

  • Chien de prairie de Gunnison : accouplement fin mars. Gestation de 28 à 32 jours. Une portée annuelle de 3 à 4 petits
  • Chien de prairie à queue noire : accouplement de janvier à mars ; gestation de 30 à 35 jours ; une portée annuelle de 3 à 10 maximum

Deux jeunes chiens de prairie à queue noire en train de jouer

Les petits naissent aveugles et nus. Ils restent dans le terrier pendant un mois. Le sevrage intervient vers 6 semaines.

Les chiens de prairie ont une espérance de vie de 5 à 10 ans.

Le chien de prairie en danger

En 1900, environ cinq milliards de chiens de prairie vivaient du Mexique au Canada. En un siècle, leur population a chuté de 98%.
Ils sont victimes du fusil des éleveurs qui les accusent de ravager leurs terres, des bulldozers qui détruisent leurs cités ou encore des empoisonnements à la strychnine.

Le chien de prairie à queue noire, qui reste le plus répandu, occupait autrefois les grandes prairies d'Amérique du Nord depuis le Saskatchewan jusqu'au Mexique, mais, de nos jours, il vit en groupe sur des territoires plus isolés et plus limités.

Le chien de prairie : un NAC sous haute surveillance

Le public s’est pris d’un certain engouement pour ce petit rongeur. Cependant, en France, Le chien de prairie est interdit à l'importation depuis octobre 2000. Cette décision a été motivée par le fait que la peste bubonique sévit parmi les chiens de prairie américains

La détention de chien de prairie n'est plus possible depuis le mois de mai 2005. Ceux qui ont été achetés antérieurement peuvent rester chez leurs propriétaires dans la mesure où vous en avez moins de 5, que vous les fassiez identifier par puce électronique et que surtout, vous ne les vendiez pas ou alors à des personnes détentrices d'un certificat de capacité spécifique, délivré par la direction des services vétérinaires.

Chien de prairie de Gunnison

Cynomys mexicanus est classé en annexe 1 de la CITES.

Le chien de prairie est un animal sociable, mais il est fortement conseillé de stériliser les mâles avant la puberté car ils peuvent développer un comportement agressif et dangereux pour les propriétaires. En effet, les morsures peuvent être très douloureuses.
On retrouve là l’instinct développé en milieu naturel : territorialité et combat pour la possession des femelles.

Toute manipulation doit faire l’objet des plus grandes précautions. Si l’animal se sent stessé, il n’hésitera pas à mordre ou à griffer.

Le problème de la détention en captivité de cet animal est que très peu de gens peuvent reconstituer son environnement naturel.
Pour cela, il faut un grand terrain entouré d’un grillage profondément enterré. Il faut également y mettre des tunnels en terre cuite et de nombreux abris.
De plus, ce n’est pas un animal solitaire ce qui signifie qu’il faut prévoir un mâle pour 2 à 4 femelles.
En cage, ce rongeur ne sera jamais heureux, même avec les meilleurs soins.

Son régime alimentaire est herbivore, à base de foin, de granulés pour lapin, de mélange de graines. On pourra ajouter de temps en temps quelques croquettes pour chien, du pain sec ou des fruits frais.

Les affections les plus fréquemment rencontrées concernent la peau (parasites externes et teigne notamment), le tube digestif (diarrhées) et les dents.

Classification

Classe: Mammifères (Mammalia)
Ordre: Rongeurs (Rodentia)
Sous-ordre: Sciuromorphes (Sciuromorpha)
Famille: Sciuridés (Sciuridae)
Genre: Cynomys

V.B (12.10.2005)

Courrier des Internautes

Quelques précisions apportées par Delphine le 15.11.2005 :

Le chien de prairie a queue noire n'hiberne pas. La période d’hibernation des autres espèces correspond à sa période de reproduction.

Concernant l’alimentation, le problème des aliments pour lapins c'est qu'ils contiennent de la luzerne. C’est déconseillé pour un chien de prairie ou du moins ce composant ne doit pas dépasser 25% de son alimentation.
Les croquettes pour chien sont à bannir car elles contiennent beaucoup trop de protéines. Elles sont donc trop riches en graisse.

< Encyclopédie du Monde Animal


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