Unique cousin du lynx, le chat sauvage se rencontre
encore dans de nombreuses forêts d’Europe.
Extrêmement discret, ce chat est difficile
à observer. En général, les
chats que l’on rencontre en forêts
sont des chats « harets », qui sont
le résultat d’un croisement entre
un chat domestique et un chat sauvage.
La robe du chat sauvage n’est jamais tachetée.
Le dos est marqué d’une ligne noire
et sa queue est aussi rayée d’anneaux
noirs.
Les croisements avec les chats harets font que
la pureté génétique a quasiment
disparu.
Portrait du chat sauvage
Plus lourd et plus trapu que le chat domestique, le chat sauvage
possède un crâne plus large et pèse entre 3
et 8 kg. Le plus gros connu pesait 18 kg.
Le chat sauvage d’Eurasie (Felis sylvestris) n’est
que l’une des 28 espèces de petits félins de
la famille des Félidés et regroupés dans le
genre Felis.
Cette espèce est essentiellement présente en Europe
et en Asie occidentale. Sa taille et son pelage varient selon l’aire
d’habitat.
Les naturalistes en distinguent trois sous-espèces :
L’eurasien (Felis sylvestris sylvestris)
L’Africain (Felis sylvestris lybica)
L’Asiatique (Felis sylvestris ornata)
Très semblable au chat domestique tigré, on l’appelle
également chat forestier.
Mode de vie
C’est un animal timide qui fréquente les forêts
aux nombreux sous-bois. Le jour, vous avez peu de chance d’en
croiser un car il reste à l’abri.
Il sort la nuit pour chasser, notamment des petits rongeurs et parfois
des oiseaux.
Il fréquente également les massifs montagneux jusqu’à
2 000 m d’altitude. En principe, il vit au sol mais est un
bon grimpeur.
Il chasse sur un très vaste territoire. Un mâle peut
posséder un domaine de plusieurs centaines d’hectares
et une femelle, environ 100 hectares.
Le chat sauvage s’aménage un refuge dans un terrier
abandonné, sous une souche ou dans une corniche rocheuse.
La femelle élève seule les petits. Après une
gestation de 8 à 9 semaines, elle met au monde 2 à
5 petits. Les chatons, aveugles à la naissance, pèsent
une centaine de grammes. Ils sortent du terrier vers un mois et
sont sevrés à partir du 5ème mois.
Le chat sauvage n’est pas chasseur par instinct. Les petits
tiennent de leur mère l’art de chasser et de tuer.
La mère commence par apporter au terrier les proies qu’elle
vient de tuer. Les petits qui ne sont pas encore sevrés apprennent
ainsi à dénuder une carcasse.
Après quelques semaines, elle rapporte des proies vivantes.
C’est à trois mois, qu’elle emmène ses
jeunes à la chasse. Il leur faudra deux mois d’entraînement
avant de devenir autonomes.
En liberté, le chat sauvage vit environ 11 ans et 15 ans
en captivité.
Ses principaux ennemis, à par l’homme, sont le lynx
et la belette.
Deux organes olfactifs différents
Quand le chat sauvage renifle un tronc d’arbre, il peut utiliser
sa truffe ou bien retrousser ses babines et ouvrir la bouche.
Cette grimace particulière est appelée flehmen. Sa
bouche est munie d’un organe voméronasal, sorte de
double conduit affleurant à la surface du palais, sensible
aux odeurs qui transmet au cerveau les messages olfactifs.
Le chat sauvage et l’homme
Protégé depuis 1979, le chat sauvage est encore victime
de pièges ou de coups de fusil. L’homme a failli l’exterminer
à cause de son goût pour le petit gibier et les animaux
domestiques, notamment les volailles.
Il est vrai qu’une seule nuit, une chatte peut parfaitement
égorger une trentaine de poules pour nourrir sa portée.
Il est cependant très utile pour réguler la population
des rongeurs.
Autrefois très présent en France, il est surtout
présent aujourd’hui dans les forêts de l’est,
en Auvergne, en Languedoc et dans les Pyrénées.
Ailleurs, on le trouve de la Grande Bretagne à l’Asie
mineure.
V.B (01.2005)
Dossiers complémentaires sur le Chat et
les petits félidés