Chat sauvage
Unique cousin du lynx, le chat sauvage se rencontre
encore dans de nombreuses forêts d’Europe. La robe du chat sauvage n’est jamais tachetée.
Le dos est marqué d’une ligne noire
et sa queue est aussi rayée d’anneaux
noirs. |
Plus lourd et plus trapu que le chat domestique, le chat sauvage possède un crâne plus large et pèse entre 3 et 8 kg. Le plus gros connu pesait 18 kg. Le chat sauvage d’Eurasie (Felis sylvestris) n’est que l’une des 28 espèces de petits félins de la famille des Félidés et regroupés dans le genre Felis.
Cette espèce est essentiellement présente en Europe
et en Asie occidentale. Sa taille et son pelage varient selon l’aire
d’habitat.
Très semblable au chat domestique tigré, on l’appelle également chat forestier.
C’est un animal timide qui fréquente les forêts
aux nombreux sous-bois. Le jour, vous avez peu de chance d’en
croiser un car il reste à l’abri.
Il fréquente également les massifs montagneux jusqu’à 2 000 m d’altitude. En principe, il vit au sol mais est un bon grimpeur. Il chasse sur un très vaste territoire. Un mâle peut posséder un domaine de plusieurs centaines d’hectares et une femelle, environ 100 hectares.
Le chat sauvage s’aménage un refuge dans un terrier abandonné, sous une souche ou dans une corniche rocheuse. La femelle élève seule les petits. Après une gestation de 8 à 9 semaines, elle met au monde 2 à 5 petits. Les chatons, aveugles à la naissance, pèsent une centaine de grammes. Ils sortent du terrier vers un mois et sont sevrés à partir du 5ème mois.
Le chat sauvage n’est pas chasseur par instinct. Les petits
tiennent de leur mère l’art de chasser et de tuer.
En liberté, le chat sauvage vit environ 11 ans et 15 ans en captivité. Ses principaux ennemis, à par l’homme, sont le lynx et la belette.
Quand le chat sauvage renifle un tronc d’arbre, il peut utiliser
sa truffe ou bien retrousser ses babines et ouvrir la bouche.
Protégé depuis 1979, le chat sauvage est encore victime
de pièges ou de coups de fusil. L’homme a failli l’exterminer
à cause de son goût pour le petit gibier et les animaux
domestiques, notamment les volailles.
Il est cependant très utile pour réguler la population des rongeurs. Autrefois très présent en France, il est surtout présent aujourd’hui dans les forêts de l’est, en Auvergne, en Languedoc et dans les Pyrénées. Ailleurs, on le trouve de la Grande Bretagne à l’Asie mineure. V.B (01.2005)
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