Le terme « chat sauvage » regroupe
une multitudes d’espèces dont une
grande majorité vit en Asie. En effet,
les forêts humides de l’Asie du Sud-Est
foisonnent de nombreux petits « chats »
très discrets.
Certains ont une allure vraiment étonnante
comme le chaus qui est un grand chat sauvage ou
le chat de Mongolie qui ressemble étrangement
au chat persan.
L'observation de ces petits félins est
difficile. Ils vivent souvent dans des régions
reculées et ne sortent qu'à la tombée
du jour pour chasser.
Le chat orné
On le connaît également en Russie sous le nom de chat
des steppes. Il est très proche du chat sauvage d’Europe
mais un peu plus petit.
Il s’apprivoise très facilement et depuis des siècles,
il vit en parfaite harmonie avec les hommes dans certaines régions.
Son nom scientifique est Felis silvestris ornata. On le rencontre
dans les steppes et les forêts de l’ouest de l’Asie
jusqu’au désert de l’Indus. Il mesure jusqu’à
80 cm pour un poids moyen de 6 kg.
Le chaus
Egalement baptisé « chat des marais », le chaus
(Felis chaus) est assez imposant avec une longueur qui peut atteindre
75 cm pour un poids de 10 à 15 kg.
Haut sur pattes, ses oreilles sont terminées par un pinceau
de poils noirs. Il apprécie les bords de plans d’eau
afin d’y chasser les grenouilles ou les oiseaux.
Chat des marais ou chat de la jungle
(Felis chaus) en pleine chasse
Cette espèce s'adapte à différents types d'habitat
et n'hésite pas à roder autour des villages.
On le rencontre de l’Egypte à l’Indochine et
au Sri Lanka.
Le Chaus peut s'apprivoiser avec
beaucoup de patience
Le chat viverrin
Egalement appelé « chat pêcheur », il
chasse essentiellement les poissons, les grenouilles, les mollusques
ou les crustacés.
Il fréquente les marécages et les régions humides
de Sumatra, Java, de la Chine méridionale et de l’Inde.
Inutile d’essayer de le caresser, son poil est aussi rude
qu’une toile de jute.
Le chat-pêcheur voit ses effectifs
dimunuer sous l'effet du piégeage et de l'absence d'efficacité
de la règlementation
Le plus étonnant chez ce chat sont ses pattes légèrement
palmées qui lui permettent de nager plus vite. Et oui, la
coutume qui veut que le chat déteste l’eau ne s’applique
pas du tout au chat viverrin.
Il reste le plus souvent en embuscade sur la berge prêt à
sauter sur le premier poisson venu.
Contrairement à ses cousins, ses griffes ne sont pas entièrement
rétractiles.
Son nom scientifique est Felis viverrina. Il peut mesurer jusqu’à
85 cm de long pour un poids inférieur à 10 Kg.
Le chat de Temminck
Egalement baptisé « chat doré d’Asie
», ce chat sauvage peut vivre jusqu’à 3 000 d’altitude.
C’est un chat téméraire qui n’hésite
pas à attaquer des grosses proies comme de jeunes cerfs.
Il emploie alors la même technique que les grands félins
et plante ses crocs dans la gorge de sa proie.
On le reconnaît aux longues bandes blanches, parfois teintées
de bleu, qu’il porte au sommet du crâne.
Le chat de Temminck est l'un des
plus gros prédateurs des forêts d'Asie du Sud-Est
On le rencontre du Népal à la Chine du Sud mais également
à Sumatra. Il peut mesurer jusqu’à 1, 05 m de
long pour un poids avoisinant les 20 kg.
Son nom scientifique est Felis temmincki
Le chat de l’île Iriomote
C’est en 1967 que ce chat fut étudié pour la
première fois par un naturaliste japonais. Cette espèce,
inconnue jusqu’alors, est endémique à cette
île du Japon.
Les scientifiques pensent qu’il dérive du chat du Bengale
et qu’il a évolué différemment du fait
de son isolement insulaire.
C’est un petit chat de 50 à 60 cm de long dont la
population globale ne dépasse pas les 100 individus.
Cette espèce est protégée. Un Parc national
a été créé dans l'île. Mais, il
a suscité la colère de la population locale qui souhaitait
exploiter les terres pour leurs cultures. De ce fait, le chat d'Iriomote
a été repoussé vers des terrains en altitude
où les proies se font rares.
Le chat tacheté de rouille
C’est l’un des plus petits félidés au
monde avec seulement 45 cm de long maximum. Il chasse les gros insectes
et les petits mammifères.
On l’appelle également « chat roussâtre
» en rapport avec la couleur de son pelage.
On a déjà observé des tigres du Bengale qui
faisaient de ce petit félin un encas.
Il évolue dans le Sud de l’Inde et au Sri Lanka. Son
nom scientifique est Felis rubiginosa.
Le chat tacheté de rouille
est le plus petit chat du monde. Son habitat est menacé.
Le Manul
Ce chat s’est parfaitement adapté aux grandes étendues
des steppes d’Asie. Pour pouvoir chasser sa proie favorite,
le lièvre, son ouie s’est particulièrement développée.
Ses larges oreilles lui permettent d’amplifier les sons.
Il possède une fourrure très épaisse parsemée
de poils blancs. Cette magnifique boule de fourrure hante la steppe
et les montagnes d'Asie mineure et de Chine.
On l'appelle aussi Chat de Pallas. Il est peut-être à
l'origine des races domestiques moyen-orientales à poils
longs.
Son nom scientifique est Felis manul. Il mesure jusqu’à
65 cm de long.
Le chat de Mongolie
Le « chat de Chine » possède un pelage très
épais qui lui permet de résister au froid des steppes
et des montagnes.
La nature a tout prévue puisque des touffes de poils protègent
ses pattes de la chaleur du sable comme du froid de la neige.
C’est un chat vraiment splendide qui mesure jusqu’à
85 cm de long. Son nom scientifique est Felis bieti.
Le chat du Bengale
Si on connaît bien le tigre du Bengale, son petit cousin
est plus méconnu. C’est un bon nageur et un excellent
nageur.
La couleur du pelage varie selon les régions ainsi que la
taille. Ceux de Sumatra sont plus petits que ceux de Java.
On le surnomme aussi « chat-léopard » en référence
à son pelage tachetée de noir. C'est un prédateur
nocturne et forestier.
Il mène une vie solitaire et tolère rarement d'autres
félins de son espèce sur son territoire.
Son nom scientifique est Felis bengalensis. Il peut mesurer jusqu’à
60 cm de long. On le rencontre à Sumatra, Bornéo,
Java, les Philippines, en Inde, en, Chine et en Sibérie.
Le Chat de Bornéo
Le chat de Bornéo qui semble vivre dans des parties isolées
de l'île n'a jamais été aperçu vivant
ou du moins très furtivement et sans avoir pu être
observé. L'espèce a été décrite
pour la première fois en 1874 à partir de la dépouille
d'un spécimen mort.
C'est un petit félidé solitaire et très discret.
Très difficile à photographier, il est surtout connu
par des dessins de naturalistes.
Son pelage est d'un beau brun-rouge. Il mesure environ 50 cm de
long. Son nom scientifique est Felis badia.
Petits félins en danger
Comme le tigre ou le léopard, les petits félins sont
chassés pour leur fourrure. Les plus menacés sont
le chat marbré, le chat léopard, le chat doré
d'Asie, le chat pêcheur et le chat de Mongolie.
Le chat-léopard est largement
répandu en Asie mais sa fourrure suscite les convoitises
Il faut 15 peaux de chat-léopard pour faire un manteau de
fourrure. De ce fait, les braconniers se sont concentrés
sur les grands félins. Mais, ces derniers étant protégés
et de plus en plus rares, ils se rabattent sur les petits félin,
moins bien protégés.
Le chat marbré (Felis
marmorata) est menacé. Sa superbe robe le fait ressembler
à un léopard miniature. Il est nocturne et chasse
les oiseaux et les petits singes dans les forêts tropicales
d'Asie.
Pour exemple, à la fin des années 80, 2 000 peaux
de chats de Pallas étaient mises en vente chaque année.
Près de 2 millions de chats-léopards ont été
tués en Chine entre 1985 et 1988.
Le chat Pallas ou Manul
De nombreuses espèces souffrent de la destruction de leur
habitat naturel. C'est le cas des forêts tropicales humides
d'Asie du Sud-Est qui sont morcelées.
La C.E.E a interdit l'importation de peaux en 1988 mais le marché
est encore florissant dans d'autres pays du monde.
V.B (01.2005)
Dossiers complémentaires sur le Chat et
les petits félidés