La capsule sera ouverte pour y prélever le
caisson étanche qui contient les particules.
Celui-ci rejoindra dans les jours qui viennent un
laboratoire de la Nasa à Houston conçu
spécialement pour éviter toute contamination
des échantillons avec des poussières
terrestres. Une équipe de chercheurs ouvrira
le caisson pour vérifier que les grains cométaires
ont bien été capturés et les
récupérera un à un au moyen de
microscopes et d'instruments miniaturisés.
On s'attend à avoir attrapé quelques
milliers de grains mesurant 10 microns, soit un dixième
de l'épaisseur d'un cheveu. Au total, ils devraient
peser environ un milligramme et rentrer dans un dé
à coudre.

Retour de la sonde
(Photo NASA)
Les poussières seront ensuite distribuées
à part égale à plusieurs laboratoires
dans le monde. Leur analyse devrait éclairer
les astronomes sur la genèse du Soleil et de
ses planètes, voici 4,6 milliards d'années.
Les comètes, dont on pense qu'elles se sont
formées à cette époque très
loin du Soleil, sont en effet considérées
comme de véritables archives du système
solaire. Elles sont probablement restées intactes
depuis.
Le retour sur Terre des poussières n'est que
le début de l'aventure scientifique. Un peu
partout dans le monde, les chercheurs attendent avec
impatience les premiers échantillons que leur
distribuera la Nasa.
(Photo NASA)
C'est la première fois que les scientifiques
auront accès à cette matière
qui, pensent-ils, a servi de matériau de base
au Soleil et à ses planètes. «A
quelle distance du Soleil ces grains se sont-ils formés
au début du système solaire ? Quels
constituants n'ont pas évolué depuis
et sont différents de ce qu'on trouve sur Terre
? Les comètes ont-elles pu amener de l'eau
et des molécules carbonées qui sont
indispensables à la vie sur notre planète
?», s'interroge Marc Chaussidon, du Centre de
recherche pétrographique et géochimique
du CNRS à Nancy.

(Photo NASA)
Lancée en 1999, la sonde a rencontré
la comète Wild 2, près de Jupiter, le
2 janvier 2004, après une double révolution
autour du Soleil.
Stardust a également pris 72 photos de Wild
2, montrant de grands rochers en surface, des cratères
et une vingtaine de "geysers" crachant des
gaz et de la poussière.
V.B (16.01.2006)
Source
Site
de la NASA (en anglais)
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