La civilisation Maya a établi
l’une des cultures les plus sophistiquées
de son époque dans les jungles du Mexique
et de l’Amérique Centrale.
Célèbres pour leurs cités,
les Mayas nous ont également laissé
un calendrier énigmatique. Il ne reste malheureusement
du calendrier Maya que quelques extraits.
Le calendrier Aztèque
Les peuples et cultures qui
se sont succédées au Mexique, dont
notamment les Aztèques et les Mayas, croyaient
que le temps était divisé en cinq
grands cycles (ou soleils).
Les prêtres disaient que quatre cycles s’étaient
déjà écoulés depuis
la création de la race humaine.
A l’époque de la conquête espagnole,
l’humanité était déjà
entrée dans le cinquième soleil,
soit notre époque.
Ces cycles étaient marqués par des
créations et des destructions successives.
Le dernier cycle aurait commencé le 4 Ahau
8 Lumku c’est-à-dire le 13 août
3 114 avant notre ère.
Bien après les Mayas,
les Aztèques reprirent ce calendrier dont
l’origine s’était perdue dans
la nuit des temps.
On a pu en déchiffrer une partie grâce
à des manuscrits aztèques connus
sous le nom de Codex du Vatican :
" Le premier soleil,
Matlactli Atl : durée 4 008 années.
A cette époque vivaient des géants.
Le premier soleil fut détruit par l’eau.
On lui a donné le nom d’Apachiohualiztli
(inondation, déluge). Les hommes furent
transformés en poissons. Un seul couple
survécut et repeupla la Terre. D'autres
disent que sept couples se cachèrent dans
une grotte en attendant la fin du déluge.
Ils repeuplèrent la Terre et furent adorés
comme des Dieux par leurs nations ..."
" Le second soleil,
Ehecoatl : durée 4 010 années. Ce
soleil fut détruit par Ehecoatl (le Serpent
du Vent) et les hommes furent changés en
singes.
Un homme et une femme furent sauvés de
la destruction..."
" Le troisième
soleil, Tleyquiyahuillo
: durée 4 081 années. Ce soleil
fut détruit par le feu. Les hommes qui
descendaient du couple rescapé du second
soleil, mangeaient un fruit appelé tzincoacoc
..."
" Le quatrième
soleil, Tzontlilic
: durée 5 026 années. Les hommes
moururent de faim après un déluge
de sang et de feu..."
Teotihuacan, détail
du palais de Quetzalpapalotl, qui présente
le symbole du calendrier relatif à l'année
en cours
On retrouve ce calendrier aztèque
sur un énorme monolithe « la Pierre
du Soleil » à Axayacatl. Cet énorme
monolithe a été taillé dans
le basalte en l'an 1479 de notre ère. Il
pèse plus de 80 tonnes. Comme dans le Codex,
les formulent inscrites disent que le monde a
déjà traversé quatre époques
ou soleils.
Le premier soleil est représenté
par Ocelotonatiuh, le "dieu-jaguar".
Le deuxxième est représenté
par la tête du serpent Ehecoatl, le dieu
de l'Air. Le troisième est symbolisé
par une tête faite de pluie et de feu céleste.
Le quetrième est symbolisé par la
tête de la déesse de l'Eau Chlachiuhtlicue.
Quand prendra fin le cinquième
soleil ? Les Aztèques avaient déjà
oublié la méthode pour calculer
cette date d’anéantissement final.
Mais les Mayas qui les avaient
précédés avaient, eux, calculé
le moment exact où le grand changement
mettrait un terme à ce cinquième
et dernier cycle.
Le symbole du cinquième
soleil est le visage de Tonatiuh, le dieu-soleil.
Sa langue fait voracement saillie, symbolisant
la soif de sang et la faim de coeurs humains du
dieu. Il apparaît à l'intérieur
du symbole Ollin qui signifie "mouvement".
Pourquoi le soleil du mouvement
? Parce que selon les inscriptions: " au
cours du cinquième soleil, la Terre se
mettra en mouvement et nous périrons tous".
Vestiges de l’écriture
et des connaissances Mayas
Les mayas ont laissé
derrière eux une profusion de décomptes
calendaires. Aujourd’hui, il ne subsiste
que quatre codex (manuscrits enroulés)
de la folie destructrice des missionnaires espagnols.
Ces manuscrits sont essentiellement
des calendriers remplis d’indications astrologiques.
Il est évident que les scribes qui rédigèrent
ces calendriers étaient experts en astronomie.
A l’aide de calculs mathématiques
sophistiqués, ils déterminaient
les mouvements du ciel nocturne des milliers d’années
dans le passé et dans le futur.
Ils savaient également
prédire les éclipses du soleil.
De même, ils savaient en combien de temps
la Lune tourne autour de la Terre.
Ils maniaient parfaitement le
concept du zéro sans lequel tout un arsenal
mathématique n’existerait pas. Rappelons
que ni les Grecs, ni les Romains n’en avaient
la moindre idée.
Si les manuscrits ont été
irrémédiablement détruits,
heureusement pour nous, les Mayas ont gravé
sur des stèles les évènements
importants survenus dans la vie de leurs dirigeants.
Le grand escalier hiéroglyphique
de Copan est la plus longue inscription gravée
du Nouveau Monde.
Il s’agit de véritables archives
historiques d’un peuple disparu. Nous ne
sommes, actuellement, capables d’en lire
que des fragments car les premiers archéologues
l’ont reconstitué d’une façon
désordonnée.
Le grand escalier
hiéroglyphique de Copan
Actuellement, on ne peut traduire
que la moitié des glyphes Mayas. Des stèles
qui reprennent le principe du calendrier sont
arrivées jusqu'à nous.
Le calendrier Maya
Les Mayas attribuaient l’origine
de leurs connaissances en Astronomie à
leurs aïeux qui les tenaient des premiers
hommes.
En fait, on ne peut être que perplexe devant
les évidentes disparités qui existent
entre les réalisations assez médiocres
des Mayas et leurs connaissances en astronomie.
A part en architecture, la culture
Maya est assez primitive. Alors, comment ont-ils
pu cartographier l’univers alors qu’ils
ne connaissaient pas le principe de la roue ?
Comment ont-ils pu compter en millions d’années
et n’avoir jamais réussi à
peser un sac de maïs ?
Peu de scientifiques contestent
le fait que les Mayas tenaient leur calendrier
d’une autre civilisation, les Olmèques.
Au IIe siècle avant notre ère, ces
derniers utilisaient le même système
de calcul du temps. Mais de qui les Olmèques
tenaient-ils ce calendrier ?
Il faut se rendre à l’évidence
que le calendrier Maya est d’une stupéfiante
précision.
L’année solaire
compte 365,2420 jours soit une erreur de seulement
0,0002 jour. Le calendrier Maya se révèle
donc encore plus précis que le calendrier
grégorien (365,2425) introduit en Europe
en 1582.
Nous savons aujourd’hui que le chiffre exact
est de 365,2422 jours.
Les Mayas utilisaient leur propre
système de notation qu’ils tenaient
des Olmèques.
Le système est une combinaison
:
De points (correspondant au
chiffre 1 ou à des multiples de 20)
De barres (chiffre 5 ou des multiples de 5 fois
20)
De glyphes en forme de coquillages (le zéro)
Comment les Mayas comptaient-ils
le temps ?
Le temps était compté
de la manière suivante :
En jours (kin)
En périodes de 20 jours (uinal)
En année de calcul de 360 jours (tun)
En périodes de 20 tuns (katun)
En périodes de 20 katuns (bactun)
Il y avait aussi des périodes de 8 000
kuns (pictun) et de 160 000 tuns (calabtun)
Le calendrier
Maya, par sa précision, n’a rien
à envier à nos ordinateurs modernes.
Sur une stèle à
Quirigua, au Guatemala, une date nous renvoie
en arrière de plus de 300 millions d’années.
Des inscriptions glyphiques
découvertes sur une stèle de Copan
au Honduras indiquent une date mystérieuse
correspondant au 26 juillet 736.
Rapportées à notre
système de datation, les énigmatiques
inscriptions Mayas livrent un message plutôt
inquiétant : le cinquième soleil
prendrait fin le 4 Ahau 3 Kankin soit le 23 décembre
2012.
Il existe un véritable
souci obsessionnel de la civilisation Maya, et
de toutes les anciennes cultures de l’Amérique
Centrale, à calculer la fin du monde.
Ce calendrier semble avoir été créé
pour prédire une catastrophe cosmique ou
géologique.