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Aviation antique

Le planeur des Pharaons

L’aviation est communément acceptée comme une invention moderne. Pourtant, de nombreux vestiges nous prouvent que les connaissances en aéronautiques sont bien plus anciennes.

Une maquette en bois illustrant un planeur trône au musée des Antiquités du Caire. Cet avion est daté de 200 ans environ avant notre ère.

Un planeur égyptien

Un jour de 1969, l’égyptologue Khalil Messiha triait des pièces dans les sous-sols du musée d’antiquités du Caire.
C’est alors qu’il fut intrigué par un étrange objet. Dans une boîte étiquetée « oiseaux » et enregistré sous le n°6347, cet oiseau n’avait en fait rien d’un oiseau avec ses ailes droites, sa ligne fuselée et l’empennage verticale de la queue.

Les registres indiquaient que l’objet était daté de 200 ans environ avant notre ère. Il avait été découvert dans une tombe proche du village égyptien de Saqqarah en 1898.
Le scientifique, stupéfait, identifia l’oiseau comme étant un modèle réduit de planeur vieux de 2 100 ans.

Pièce étiquetée sous le N°6347

Le ministère de la culture égyptienne nomma une commission.

Un groupe d’experts en archéologie et en aéronautique a étudié le modèle. Ils ont remarqué la cambrure de ses ailes et leur extrémité recourbée, indispensable à la stabilité d’un appareil. Ils ont émis l’hypothèse que cet objet était la maquette ou modèle réduit d’un avion grandeur nature.

« Le modèle réduit, long de 18 cm pour un poids de 32 grammes, semble intégrer les principes d’aéronautique. »

Pour comble, le planeur volait et évoluait parfaitement dans les airs. De plus, il ne s’agissait peut-être pas d’un planeur à l’origine car une cassure sur la partie inférieure de la queue suggérait qu’il avait peut-être été équipé d’un mécanisme de propulsion.

Bien sûr, les conclusions de la commission ont fait l’objet d’une violente polémique. Et la théorie, avancée, n’a pas fait l’unanimité.

Des textes qui posent problème

Les égyptiens ne sont pas les seuls à avoir laissé des vestiges qui nous incitent à penser que l’aviation existe depuis bien plus longtemps que ce qu’on nous apprend officiellement.

Le Sifr’ala de Chaldée, un texte babylonien, nous explique partiellement comment construire et faire voler un avion.
Ce texte, vieux de plus de 5 000 ans, contient des notions très précises sur les parties en cuivre et en graphite d’un avion. Il décrit également les effets de la résistance du vent sur la stabilité.
Il est évident que de telles précisions prouvent que des expériences ont été menées.
Contrairement à la théorie officielle qui traite tous ces documents par le mépris, on ne peut sérieusement envisager qu’il ne s’agit là que de simples jouets décrits.

C’est dans les récits indiens que l’on trouve les plus étonnants récits d’aviation. Le célèbre Mahabharata, gigantesque épopée commencée au IVe siècle avant notre ère, mentionne un « char aérien », dont les flancs en métal étaient munis d’ailes.

Peinture sur toile qui représente l'un des chariots célestes décrits en détail dans le Ramayana, poème vieux de 2 200 ans

Le Samara Sutradhara, recueil de textes hindous qui date de l’Antiquité, est une véritable mine d’or sur l’aviation.
« On appelle Vimana, l’avion qui se meut par sa propre force comme un oiseau », peut-on y lire.
Ou,

« Le corps doit être résistant et solide, taillé dans un bois léger et les ailes seront déployées. Il faut placer le moteur au mercure à l’intérieur et mettre en dessous le système de combustion en fer ».

Le Ramayana, poème épique du IIIe siècle avant notre ère, décrit un avion circulaire à double pont muni de hublots et d’une coupole.

Grâce à un carburant fait d’un liquide jaunâtre, nous dit-on, l’appareil pouvait voler à la vitesse du vent.

Les bijoux d'Amérique du Sud

Certains objets qui offrent l'apparence de modèles d'avion ont été mis au jour en Colombie, au Costa-Rica, au Venezuela et au Pérou. L'un deux est un pendentif de 5 cm de long, destiné à être porté sur un collier ou un bracelet.

Les archéologues colombiens l'avaient classé comme "zoomorphe", c'est-à-dire ayant une forme animale.

Fabriqué par les anciens Indiens Quimbayas de Colombie, ce bibelot en or découvert dans une tombe est daté de 500 à 800 ans de notre ère

Des experts en aéronautique et des biologistes ont comparé la forme de ces bijoux avec des silhouettes de chauves-souris, de raies et d'oiseaux. D'après eux, les caractéristiques artificielles l'emportent sur celles qui semblent de nature organique.

Leur forme évoque celle d'un avion de chasse à aile delta. Ces bijoux sont dotés d'ailes triangulaires, d'une petite queue droite et d'un aileron de queue.

Mais jusqu'à quel point cette comparaison est-elle valable ? En effet, il s'agit plus dans ce cas d'interprétation. Il peut y avoir un doute mais aucune certitude.

Mythe et réalité

Certains chercheurs persistent à croire, malgré l’indifférence générale, que les Anciens en savaient davantage sur l’aviation qu’on ne le croit.

Plus d'une douzaine de "planeurs" identiques à celui de Saqqara ont été retrouvés.

Jusqu’à présent, mythe et réalité sont liés. Le mystère de ces étonnantes connaissances en aéronautique reste encore à élucider.

V.B (10.2004)

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