Avalanche : Danger
Parfois mortelles, les avalanches ont des formes et des effets
différents.
On distingue trois types d'avalanche caractérisées
chacune par le type de neige mise en cause dans le mouvement initial
: l'avalanche de neige récente, l'avalanche de plaque dure,
et l'avalanche de neige humide (ou de fonte).
L'avalanche de neige récente ou avalanche
en aérosol: Les avalanches spontanées se produisent
pendant ou peu après les chutes de neige. Un skieur peut
déclencher une avalanche sur ce type de neige.

Avalanche photographiée aux Etats-Unis. © Terra Nova
Quand une avalanche dépasse 70 km/h, l'air s'incorpore aux
particules de neige et crée un nuage de neige fine qui accélère
l'avalanche qui peut alors déferler à une vitesse
de 200 à 300 km/h et provoquer d’énormes dégâts.
L'onde de souffle peut abattre des forêts entières.
Video
Avalanche
L'avalanche de plaque dure : Les plaques
dures sont très dangereuses pour les skieurs.
La cassure, toujours très nette, se propage rapidement suivant
une ligne brisée. L'instabilité de ces plaques tient
essentiellement à la présence d'une sous-couche fragile
sans cohésion. Leur équilibre précaire peut
être rompu sous l'effet d'une faible surcharge.
Dans ce cas là, la plaque supérieure glisse. L'avalanche
peut atteindre 100 km/h et les victimes sont alors emportées
et totalement ensevelies.

Avalanche photographiée aux Etats-Unis. © Terra Nova
L'avalanche de neige humide (ou de fonte) :
Ce type d'avalanche, également appelée avalanche de
neige coulante, est directement lié à la présence
d'eau liquide. Ces avalanches se produisent au cours de réchauffements
importants lors d'un redoux hivernal par exemple, accompagnés
ou non de pluie. Les plus typiques des avalanches de neige humide
sont les avalanches de printemps.
Leur écoulement s’effectue à une vitesse de
20 à 100 km/h. Malgré cette « lenteur »,
elles possèdent une grande puissance dévastatrice.
Cette avalanche se comporte comme une coulée de lave ou de
boue et emprunte les fonds de vallée ou les couloirs.
Les avalanches les plus meurtrières dans le monde
1618: Plurs en Italie, 1 500 morts
1689: Saas en Suisse, 300 morts
1916: Tyrol en Autriche, plus de 10 000 morts
De 1950 à nos jours, on comptabilise 2 avalanches en Autriche
qui ont fait 411 morts; 3 avalanches en Suisse avec 137 morts et
5 avalanches en France avec 78 morts.
La montagne est considérée comme un espace de loisir
mais il ne faut pas oublier que l'avalanche est le risque naturel
qui fait, en moyenne, le plus de victimes en Europe.
La montagne provoque en moyenne 30 morts par an. Les Alpes sont
le massif français le plus dangereux.

Avalanche photographiée aux Etats-Unis. © Terra Nova
Les statistiques démontrent qu'en cas d'ensevelissement,
jusqu'à 15 mn, la victime à 90% de chance de survivre.
Par contre, de 18 à 35 mn, le risque de mourir par asphyxie
est très important. Au-delà de 35 mn, la survie n'est
possible que s'il existe une poche d'air.
Il est donc important que les secours interviennent le plus rapidement
possible.
L'échelle européenne des risques d'avalanche
Degré 1 : faible
Le manteau neigeux est en général bien stabilisé.
Des déclenchements ne sont en général possibles
que par forte surcharge sur de très rares pentes raides extrêmes.
Degré 2 : Modéré
Le manteau neigeux n'est que modérément stabilisé
dans quelques pentes raides. Ailleurs, il est bien stabilisé.
Des déclenchements sont possibles surtout par forte surcharge
et dans quelques pentes indiquées dans le bulletin.
Des départs spontanés d'avalanches de grande ampleur
ne sont pas à attendre.
Peu de danger d'avalanches spontanées.

Avalanche photographiée aux Etats-Unis. © Terra Nova
Degré 3 : Marqué
Le manteau neigeux n'est que modérément a faiblement
stabilisé dans de nombreuses pentes raides.
Des déclenchements sont possibles parfois même par
faible surcharge et surtout dans de nombreuses pentes indiquées
dans le bulletin.
Dans certaines situations, quelques départs spontanés
d'avalanches de taille moyenne, et parfois assez grosse, sont possibles.
L'appréciation du danger d'avalanche demande de l'expérience.
Eviter autant que possible les pentes raides d'exposition et d'altitude
indiquées dans les bulletins.

Avalanche photographiée aux Etats-Unis. © Terra Nova
Degré 4 : fort
Le manteau neigeux est faiblement stabilisé dans la plupart
des pentes raides.
Des déclenchements sont probables même par faible
surcharge dans de nombreuses pentes raides.
Dans certaines situations, de nombreux départs spontanés
d'avalanches de taille moyenne, et parfois grosse, sont à
attendre.
Conditions défavorables.
L'appréciation du danger d'avalanche demande beaucoup d'expérience.
De ce fait, il est recommandé de ne pas skier, ni de partir
en randonnée.

Avalanche photographiée aux Etats-Unis. © Terra Nova
Degré 5 : très fort
L'instabilité du manteau neigeux est généralisée.
Spontanément, de nombreux départs de grosses avalanches
sont à attendre y compris en terrain peu raide.
Danger aigu. Toutes les mesures de sécurité sont
à recommander.
Conditions très défavorables. Il est fortement recommandé
de ne pas skier, ni de partir en randonnée.
Rappelons enfin que le ski hors piste est toujours déconseillé.
Le temps peut être splendide et la montagne vous paraîtra
paisible. Les risques sont pourtant bien réels. La plupart
des accidents surviennent par manque de respect des consignes de
sécurité.
V.B (01.2005)
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Catastrophe Naturelle
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