Australopithèque Australopithecus afarensis Notre branche (les hominidés) s’est séparée de celle des gorilles, bonobos et chimpanzés, nos plus proches parents, il y a environ 7 millions d’années. Il est évident que singes et hominidés ont un ancêtre commun, un primate inconnu. Les premiers hominidés sont des pré-hommes et parmi eux, on trouve les Australopithèques.
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Le premier australopithèque « singe d’Afrique australe » a été découvert en 1924. Il s’agissait du crâne d’un enfant. Mais, ces fossiles ont été un peu oubliés pendant 30 ans. Ce sont les découvertes faites en 1974 dont la petite Lucy qui a permis à ces pré-humains de sortir de l’ombre.
A Laetoli, il y a 3,75 à 3,5 millions d'années, un Australopithèque a laissé cette empreinte de pied (Capture d'écran Documentaire de la BBC) A ce jour, rien n’indique que les Australopithecus aient disposé d’un langage articulé. Ils n’avaient aucun outil manufacturé.
Enfant de Taung découvert en 1924 par Raymond Dart Il existe plusieurs espèces d’Australopithecus : Australopithecus africanus (“Australopithèque africain”) de Taung (Afrique du Sud), décrit en 1925 par Raimont Dart. Cette espèce n'est connue qu'en Afrique du Sud dans des gisements compris entre 3,2 et 2,8 millions d'années.
Baptisé Madame Ples, ce crâne a été découvert sur le site de Sterkfontein en Afrique du Sud. On pense que les australopithèques découverts sur ce site ont été victimes d'un tigre à dents de sabre. © dinosoria.com Cette espèce est plus grande (1,3 mètre), plus lourde (40 kilogrammes contre 30) et présente un cerveau plus volumineux qu'Australopithecus afarensis. Australopithecus afarensis (“Australopithèque de l'Afar”) de Lætoli (Tanzanie) et d'Hadar (Ethiopie), décrit par Johanson, Tim White et Yves Coppens en 1978. Cette espèce vivait il y a 4,1 à 2,9 millions d'années dans les états actuels d'Ethiopie, de Tanzanie et du Kenya. “Lucy”, découverte en 1974, est l’Australopithecus afarensis la plus célèbre. Elle vivait il y a 3,2 millions d'années. Au moment de sa mort, elle avait une vingtaine d'années. Elle mesurait un peu plus d'un mètre pour un poids d'environ trente kilos.
Fragments du squelette de Lucy, l'Australopithèque Elle utilisait des outils très rudimentaires, sorte de galets brisés, grossièrement retouchés, ainsi que des fragments d'os qui devaient lui servir de grattoirs.
Illustration de Lucy. Le galet aménagé est le premier outil Australopithecus anamensis (“Australopithèque du lac”) de Kanapoi et Allia Bay (Kenya), décrit par Meave Leaky en 1995.
Australopithecus anamensis. Fragments des os des membres Cet australopithèque aurait vécu entre 4,4 et 3,2 millions d'années. Ses dents ressemblent à celles d'Australopithecus afarensis, mais le reste du squelette est extrêmement proche de celui d'un homme moderne. Son poids était d’environ 45 à 55 Kg. Australopithecus bahrelghazali (“Australopithèque du Bahr el Ghazal”, dit “Abel”) de la région de Koro Toro (Tchad), décrit par Michel Brunet en 1996. Cet australopithèque vivait voici 3,5 à 3 millions d'années. C'est donc un contemporain, au sens large, de “Lucy”.
Australopithecus afarensis Les sites les plus importants de découvertes d’ australopithecus afarensis « singe du sud » sont Laetoli, en Tanzanie (3,75 à 3,5 millions d’années), Hadar en Ethiopie (3,3 à 2,9 millions d’années) et deux sites en Afrique du Sud : Sterkfontein et Makapansgat, vieux de 3 à 2,5 millions d’années.
Crâne partiel Les canines des Australopithecus afarensis sont beaucoup plus petites que celles des grands singes mais plus larges et plus pointues que les nôtres.
Sur le site de Hadar, on a exhumé de nombreux fossiles dont le squelette aux 2/3 complet de Lucy.
Crâne reconstitué de la première famille de Hadar, en Ethiopie. Il est généralement considéré comme étant celui d'un Australopithecus afarensis mais la controverse continue Si l’on devait dresser un portrait de l’australopithecus afarensis, on pourrait en faire la description suivante :
Australopithecus africanus Les fossiles découverts en Afrique du Sud ont été baptisés Australopithecus africanus.
Squelette partiel qui révèle que cet hominidé était bipède mais sa démarche n'était pas celle d'un homme moderne Ces hominidés avaient une face large et massive, avec des pommettes et une mâchoire proéminente.
Leur morphologie indique la bipédie. Cependant, ils pouvaient également grimper aux arbres.
Crâne Australopithecus africanus. © dinosoria.com Depuis sa découverte, la controverse fait rage pour savoir si cet australopithèque se place comme ancêtre direct de la lignée humaine. Australopithecus bahrelghazali L’unique fossile d’ Australopithecus bahrelghazali a été découvert en 1995 par Michel Brunet. Baptisé Abel, c’est le premier hominidé découvert à l’ouest de la Rift Valley.
Il présente des traits anatomiques pour certains très primitifs mais pour d’autres « évolués » :
On ne sait quasiment rien de cet hominidé et encore moins de son mode de vie. V.Battaglia (11.2004)
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