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L'art pariétal inclut les peintures et les gravures qui ont été faites par nos ancêtres sur les parois des grottes au paléolithique.
Cet art est également appelé « art rupestre ».

Les grottes ornées

L’art pariétal est surtout limité à la région du sud de la France et du nord de l’Espagne (région franco cantabrique).

Plus de 200 grottes paléolithiques renfermant des peintures ont été découvertes. 85 % d’entre elles se situent dans la région franco cantabrique. Une dizaine ont été découvertes en Italie et une seule en Europe de l’est.
Cette concentration est probablement due à la densité de population qui était variable au paléolithique supérieur en fonction du climat.

Chevaux de Pech-Merle

Chevaux de Pech-Merle. © dinosoria.com

On estime que la France comptait environ 2 000 à 3 000 habitants alors que le reste de l’Europe en comptait environ 10 000.

L’art pariétal européen s’est développé sur 25 000 ans et s’est épanoui entre 20 000 et 12 000 ans avant notre ère.
Plus de 80 % des oeuvres ont été réalisées sur une période très courte, entre 17 000 et 12 000 ans.

On a parfois surnommé l’art paléolithique « art animalier », car la plupart des peintures et gravures représentent des rennes, chevaux, mammouths, aurochs…
Mais, il y a également quelques figures humaines et des pictogrammes (signes géométriques).

Grotte de Lascaux

Dans la grotte de Lascaux, certaines figures atteignent 5 m de haut. © dinosoria.com

Pendant longtemps, on a vu dans l’art rupestre une lente progression des techniques qui allaient en se perfectionnant.
Mais les dernières découvertes, notamment la grotte Cosquer en 1991, ont remis en cause cette chronologie.
Il s’avère que certaines peintures plus anciennes sont beaucoup plus sophistiquées.

Grotte Chauvet

Grotte Chauvet. Une troupe de rhinocéros. © dinosoria.com

Pour s’éclairer, les peintres disposaient de lampes à graisse et de torches en bois de genévrier. On a également retrouvé la trace d’échafaudages destinés à atteindre les hauts plafonds.

Les couleurs ont été produites grâce aux terres minérales : ocre, hématite (rouge), limonite (jaune) et kaolin (blanc).

Études et controverses ont longtemps porté sur la nature et la signification des peintures. On a oublié dans ces interprétations qu’outre les peintures, des traces de danses rituelles étaient à proximité.
Dans la grotte du Tuc d’Audoubert, en Ariège, on a découvert les empreintes de pas de six enfants en six rangées qui attestent d’une chorégraphie spécifique.

Pas d'enfants au Paleolithique

Empreintes de pas de six enfants dans la grotte du Tuc d’Audoubert. © dinosoria.com

De nombreuses cavernes ont livré des flûtes ce qui tendrait à prouver que des danses accompagnées de musique étaient accomplies.

Sculptures du paléolithique

Les hommes du Paléolithique savaient déjà décorer leurs armes. Ils possédaient un art mobilier composé de pendeloques et de plaquettes décorées.
Les matériaux les plus utilisés sont l’ivoire, l’os de mammouth et le bois de renne.
Par exemple, le propulseur (instrument qui servait à lancer des armes de jet) est souvent terminé par un crochet en forme d’animal.

Bijoux et ornements

Durant tout le Paléolithique supérieur, les hommes fabriquent des bijoux de pierre, d'os, de bois de renne et d'ivoire.
Nos ancêtres aimaient déjà porter des bracelets et des pendentifs.

Ils utilisaient également des canines atrophiées de renne. Certains de ces bijoux sont finement décorés.

Pour porter ces objets en pendentif, une perforation ou une rainure permet de fixer un lien de suspension autour du cou ou de coudre l'objet sur un vêtement.

On peut dire que d'une certaine manière, la mode existait déjà. En effet, de nombreux dessins et plaquettes montrent des dents et des coquilles qui sont enfilées aux poignets, aux bras ou aux chevilles.

Un des objets les plus surprenants est sans doute ce coquillage ramassé il y a 17 000 sur une plage près de Lascaux et retrouvé dans le Périgord. Nos ancêtres étaient-ils collectionneurs ?

V. Battaglia (12.07.2012)