Exemples de comportements avant un séisme
Cinq jours avant le séisme qui anéantit Helas, en
Grèce, en 373 avant notre ère, rats, serpents, belettes,
vers et scarabées, quittèrent la ville en masse.
A Messine, en Italie, avant le séisme de 1783, les chiens
hurlaient si follement que nul ne réussit à les faire
taire.
Pendant la nuit qui précède le tremblement de terre
de 1805 à Naples, on vit une multitude de sauterelles ramper
à travers la ville en direction de la mer.
A Sanriku, au Japon, en 1896, les anguilles envahirent la plage
avant un séisme et un tsunami.
Deux minutes avant le tremblement de terre de 1910, à Landsberg,
en Allemagne, les abeilles abandonnèrent leurs ruches pour
ne revenir qu’à la fin de l’alerte.
Le jour du grand séisme de 1964 en Alaska, les grands ours
kodiaks sont sortis d’hibernation et ont quitté précipitamment
leurs abris avec deux semaines d’avance.
Une heure avant un séisme en 1964, les habitants de Tachkent,
en Ouzbékistan, ont observé avec stupéfaction
un exode massif de fourmis qui emportaient leurs œufs.
Deux heures avant un séisme à Yientsin, en 1969,
les autorités chinoises ont lancé un avertissement
fondé sur l’agitation des tigres, des pandas, des yaks
et des cerfs du zoo.
En février 1975, deux jours avant un violent tremblement
de terre à Haicheng, en Chine, les porcs se sont mis à
se battre dans leurs porcheries. Plusieurs heures avant les premières
secousses, les serpents ont quitté leurs trous et ont gelé
sur place plutôt que d’y retourner.
Il existe de nombreux autres exemples de comportements qui incitent
à penser que les animaux possèdent un instinct spécifique
qui fait défaut à l’homme.
Réponse des chercheurs face à ces comportements
La plupart des spécialistes réfutent l’idée
d’un sixième sens particulier. Selon eux, leurs sens,
tout comme les nôtres, se comptent sur les doigts d’une
main : vue, odorat, ouïe, toucher, goût.
Comment expliquer alors ces comportements qui nous dépassent
?
Les millions d’espèces qui peuplent notre planète
n’ont pas les mêmes capacités de perception.
La nuit, le hibou voit en plein jour et le crotale capte les rayons
infrarouges.

Le crotale perçoit les infrarouges
qui échappent à l'oeil humain
L’ouïe humaine fonctionne sur un intervalle limité
de fréquences : de 20 à 20 000 hertz. En dessous de
20 hertz, pour nous, c’est le silence. Mais pas pour les éléphants
qui sont capables de percevoir les infrasons à plusieurs
centaines de kilomètres.
Canidés et félidés, grâce aux vibrisses
qui leur servent de moustaches, sont très sensibles aux vibrations
et aux variations de la pression atmosphérique.

Les vibrisses, ou moustaches, du
chat sont très sensibles aux vibrations de l'air
Cela pourrait expliquer leur agitation par temps d’orage.
Mais, au point de sentir l’arrivée d’une secousse
sismique ? Aucune étude scientifique n’a réussi
pour le moment à le prouver.
Pourtant les animaux savent
Quoiqu’en disent les spécialistes, les preuves sont
bien là. Face à la multitude d’anecdotes, on
ne peut plus parler de coïncidences.
Il est évident que chaque espèce exploite les informations
fournies par ses sens en fonction de ses besoins et de son environnement.
De même, au sein de chaque espèce, les individus réagissent
dans une situation donnée en fonction de sa propre expérience.
Notre seule certitude est qu’en terme de complexité,
l’instinct animal n’a rien à envier à
l’intelligence humaine.
V.B (08.2004)
Dossier complémentaire
Le
7ème sens des animaux télépathes
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Naturelle
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