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Photographies d’animaux fantômes

Amateurs ou professionnels, des photographes ont parfois fixé sur leur pellicule d’étranges fantômes de chiens, de chats ou d’autres animaux.
Les animaux ne sont pas censés avoir une âme. Nos religions ne prévoient pas de paradis ou d’enfer pour nos compagnons à quatre pattes.
Pourtant, devant ces étranges apparitions, on peut se demander si les animaux n’auraient pas une « autre vie » dans un au-delà qui leur serait propre.
A moins que ces photographies fantômes ne révèlent certains pouvoirs de notre cerveau.

L'autre hypothèse, plus rationnelle, serait d'envisager des canulars ou tout simplement de mauvaises manipulations lors du développement des pellicules.

D’étranges apparitions sur la pellicule

On a souvent cherché à photographier les fantômes pour prouver leur existence. Mais, c’est quand on s’y attend le moins, que ces derniers font leur apparition.
Des animaux de compagnie sont ainsi apparus sur de simples photos de famille alors qu’ils avaient récemment disparu.
Chiens et chats, la plupart du temps, mais aussi des oiseaux. La plupart de ces photos ont été prises par des amateurs songeant simplement à garder un souvenir d’un bon moment en famille.

Un cochon d'Inde fantôme

Par un beau jour d’août 1925, le major Wilmot Allistone, de Clarens, en Suisse, décide de prendre un cliché des siens.

© Charles Walker

Au développement, c’est la surprise : Initialement, son fils tient à la main un ours en peluche. Or, sur la photo on voit le « fantôme » d’un cochon d’Inde apparaître dans les mains de l’enfant.

L’image, semi-transparente, est cependant assez nette. Tout le monde est d’accord pour reconnaître le petit animal dévoré quelques jours plus tôt par un gros chien.

Apparition d’un chien

Le négatif d’une photo est soumis en 1927 au British College of Psychic Science. Il s’agit d’une photo tout à fait ordinaire.
On peut y voir Lady Hehir et sa chienne Tara. Elle a été prise par une certaine Madame Filson.
Or, sur l’image se distingue très nettement la tête d’un jeune chiot derrière Tara. Madame Filson aussi bien que Lady Hehir ont immédiatement reconnu la petite chienne terrier Kathal, qui était la compagne de jeu favorite de Tara.
La petite chienne est morte six semaines avant la prise de cette photo.

Le petit terrier apparaît sur la croupe du chien. © Charles Walker

Contrairement au chat des Allistone, Kathal est apparue sur le cliché comme si elle s’était trouvée, en chair et en os, devant l’objectif.
Ce n’est pas un ectoplasme mais un chien qui a l’air bien vivant.

Une étrange créature

Alfred Hollidge décida en 1974 de prendre une photo de Monet, son chat. Quand on développa la photo, on remarqua un animal difficilement identifiable en face de Monet. C’était une forme noire avec une très longue queue. Une sorte de gros rat.

D’après les spécialistes qui ont étudié le cliché, il ne s’agirait pas d’une réaction chimique due au délai assez long entre la prise de la photo et son développement.

Curieusement, Monet, ne regarde pas l’objectif mais bien cet étrange animal.

Retour de l’au-delà ou pouvoir psychique

Le photographe spirite Edward Wyllie prit également à la fin du 19e siècle une photo sur laquelle apparaissent une femme, qu’il ne connaît pas, et un chien auquel il tenait beaucoup, mort quelque temps auparavant.

Les photos, malheureusement, subissent les ravages du temps. Beaucoup d’entre elles sont irrémédiablement perdues.

Ce ne sont pas toujours des animaux familiers et très regrettés qui apparaissent. On a le cas d’apparition d’une sorte de singe gigantesque et menaçant, un oiseau ressemblant vaguement à un aigle, une énorme chauve-souris.

Un étrange animal qui apparaît sur une pellicule suite à des expériences dans un laboratoire. © Charles Walker

En 1921, on a même photographié le « fantôme » d’une plante. Sur le cliché, on pouvait voir en détail la tige et les feuilles et ce que l’on pensa être des fleurs.

Tous ces phénomènes peuvent-ils s’expliquer par la fraude ou des réactions chimiques incontrôlées de la pellicule ?

La fraude est toujours possible dans certains cas ainsi que des réactions chimiques. Cependant, il est difficile d’appliquer ces hypothèses à tous les cas.
De nombreuses photos sont prises par des amateurs dont la sincérité est difficile à remettre en cause.

Aujourd’hui, la technique de la photographie est parfaitement au point. Il est très facile de dénoncer les montages comme on a pu le constater dans certains cas d’observation d’ovnis.

Pourtant, on rencontre toujours des fantômes sur certains clichés.

Edward Willie capta sur une plaque sensible les reflets d'une femme inconnue et de son chien mort

Théories sur ces apparitions

S’agit-il vraiment de phénomènes paranormaux ? Doit-on relier ces photographies fantômes aux pouvoirs de psychokinésie ?
Un homme peut-il impressionner une pellicule photographique par la seule force de sa pensée ?

Il est en effet intéressant de constater que dans la plupart des cas d’apparition d’animaux, il s’agit de compagnons particulièrement « chéris ». On sait très bien que la mort d’un animal peut occasionner une grande souffrance.
Inconsciemment, certaines personnes seraient-elles susceptibles grâce à des facultés psychokinésiques de faire apparaître l’animal tant regretté ?

C’est l’une des hypothèses qui peut être avancée.

Une autre hypothèse, beaucoup plus technique, mais qui pourrait bien être la solution nous est proposée par JB Loussert:

Je viens de parcourir le chapitre « Photographies d’animaux fantômes » et ayant fait une école de photographie dans ma folle jeunesse, je connais bien le sujet, surtout avec les anciens appareils. Il m’est déjà arrivé d’avoir des superpositions d’images ou d’avoir des images fantômes sur des pellicules et notamment de proche, ce qui n’a rien de surprenant.

Le procédé est bien connu et facilement réalisable avec les anciens appareils. Il s’appelle l’open flash et il est plus difficile à réaliser avec les appareils contemporains : Ils ont soit une forte sensibilité à la lumière dans la pénombre, soit ils n’ont pas de mode débrayable (manuel : Mode souvent en standard dans les années 80 et avant) ou encore leurs capacités d’alimentation sont trop faibles pour tenir le temps de pose suffisant.

Le principe est simple : la réciprocité entre la vitesse et l’ouverture n’est plus valable en dessous d’une seconde. Pour connaître le temps d’exposition, il faut se munir d’un abaque (Graphique donnant le temps de pose en fonction du temps, de l’ouverture et de la luminosité) et d’une cellule portative. À savoir qu’en faible luminosité et à des ouvertures élevées (petit trou du diaphragme) le temps d’exposition peut être de plusieurs dizaines de minutes à plusieurs heures de pose sur pied évidement. Très souvent pour faciliter les impressions, on utilise un flash manuel que l’on déclenche manuellement plus ou moins loin, plus ou moins souvent en fonction de l’effet escompté.

C’est comme cela que l’on pouvait très facilement faire apparaître sur le même cliché la même personne à différents endroits avec différents costumes ou encore faire planer des fantômes dans un cimetière.

Sur les appareils plus anciens, le phénomène était encore plus fréquent, car pour des prises de vues classiques en plein jour, non seulement le temps de pose était long, mais en plus le flash qui n’était pas très fiable, ne se déclenchait pas toujours et était indispensable pour imprégner la pellicule, voire la plaque. Les plaques qui pouvaient être mélangées ou utilisées plusieurs fois sans forcement s’en souvenir, ce qui pouvait porter à confusion.

V.Battaglia (05.05.2006). M.à.J 03.2009

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