Quand la Chine s’éveille enfin Depuis maintenant longtemps, l’Asie est régulièrement montrée du doigt pour ces pratiques bestiales vis-à-vis des animaux.
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En Asie, des milliers d’ours sont retenus captifs afin d’exploiter leur bile. Mis en cage, les ours endurent les pires conditions pendant 5 ou 6 ans (froid, infections, maladies, cages exiguës) pour être finalement tués. Les autorités chinoises ont enfin décidé d’arrêter ce massacre totalement inutile. En effet, la bile des ours n’est en aucun cas un remède améliorant la virilité ou pouvant soigner des maladies du cœur et du foie.
L’ours à collier ou ours de l’Himalaya (Ursus thibetanus) est la principale victime de ce trafic. Licence Cette exploitation honteuse est aujourd’hui interdite dans une vingtaine de provinces chinoises et ces animaux y sont protégés. Les autorités et l’Animals Asia Foundation font la chasse aux braconniers et aux paysans qui continueraient l’extraction de bile. L’association a déjà obtenu plusieurs succès. Par exemple, elle a sauvé une vingtaine d’ours enfermés dans des conditions d’insalubrité indescriptibles dans une ferme au Vietnam. En attendant une interdiction ferme sur tout le territoire chinois, on peut conserver l’espoir que les ours vivront bientôt en paix dans ce pays.
Pour la plupart des Occidentaux, le chien ou le chat n’est pas comestible. Ce n’est pas le cas en Asie où des milliers de chiens et de chats sont, chaque année, tués pour être mangés. Manger du cheval ou de l’agneau ne me semble pas personnellement plus « moral ». Je vais me faire l’avocate du diable mais je souligne le fait que le vrai problème ne se situe pas au niveau de l’espèce mangée mais plutôt de la manière dont l’animal est abattu. Et dans ce domaine, l’Europe et l’Amérique du Nord n’ont aucune leçon de morale à donner à l’Asie. Concernant cet abattage de chiens et de chats, l’opinion publique a surtout réagi sur les pratiques « inhumaines » d’abattage. La Chine est le premier pays d’Asie à avoir mis fin à ces atrocités. Il est maintenant interdit de manger du chien ou du chat dans ce pays. Cette loi ne fait pas mention de l’exploitation des peaux d’animaux domestiques. Par contre, elle vise à protéger les animaux des mauvais traitements et de tout acte de cruauté. L'importation et la commercialisation des fourrures de chiens et de chats, ainsi que des produits qui en sont dérivés, sont interdites en Europe. Cependant, cette interdiction est souvent bafouée comme de nombreux contrôles l’ont déjà prouvés. Il est donc à craindre que ce trafic continue. Malgré tout, c’est une démarche très encourageante qui mérite d’être saluée. V. Battaglia (01.02.2010)
China to jail people for up to 15 days who eat dog sur chinadaily |
